Dakar, 26 mars(SL-INFO) – L’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis traverse une période de fortes tensions. Réuni en session ordinaire le 24 mars 2026, le Conseil académique de l’institution a pris d’importantes décisions face à la persistance de la grève des étudiants, qui perturbe depuis plusieurs semaines le déroulement normal des activités pédagogiques.

Dans une résolution rendue publique ce 25 mars 2026, le Conseil académique exprime sa « vive préoccupation » quant au retard accusé dans les enseignements et les évaluations. Malgré ce contexte difficile, l’instance a tenu à rassurer la communauté universitaire : la date du 14 août 2026 est maintenue pour la fin de l’année académique 2025-2026.

Une possible invalidation de l’année ou du semestre en août

Toutefois, cette décision s’accompagne d’une mise en garde. Le Conseil académique prévoit de se réunir à nouveau au mois d’août afin d’évaluer la situation globale. À cette occasion, il n’exclut pas l’invalidation de l’année universitaire ou d’un semestre, en fonction des propositions qui seront formulées par les différentes UFR (Unites de Formation et de Recherche) et par l’Institut Polytechnique de Saint-Louis (IPSL).

Cette éventualité traduit la gravité de la crise actuelle et les incertitudes qui pèsent sur le calendrier académique.

Des poursuites disciplinaires envisagées

Dans un ton plus ferme, le Conseil académique appelle le Recteur, Magatte Ndiaye, à engager des mesures disciplinaires contre les étudiants identifiés comme ayant perturbé le déroulement des cours et des évaluations. Ces actes, souligne le communiqué, seraient en violation de la loi 94-79 du 24 novembre 1994 relative aux franchises et libertés universitaires.

Les étudiants concernés pourraient ainsi être traduits devant le Conseil de discipline dans les plus brefs délais.

La CESL toujours non reconnue

Autre point important rappelé dans la résolution : la non-reconnaissance de la Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL). Suspendue depuis 2019, cette structure ne bénéficie d’aucune légitimité administrative ou juridique aux yeux des autorités universitaires.

Le Conseil académique insiste sur le fait que seuls les représentants légalement élus au sein des UFR et de l’IPSL sont habilités à dialoguer avec les autorités universitaires et étatiques.

Une crise aux enjeux multiples

Cette nouvelle sortie du Conseil académique intervient dans un climat social tendu, marqué par des revendications estudiantines récurrentes et des perturbations du calendrier académique.

Entre volonté de maintenir le cap institutionnel et fermeté affichée face aux perturbations, l’UGB semble engagée dans une stratégie visant à rétablir l’ordre académique tout en sauvegardant la crédibilité de son système de formation.

Reste à savoir si ces mesures suffiront à apaiser la situation et à permettre une reprise normale des activités dans les semaines à venir.

By

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *