Dakar, 31 mars(SL-INFO)– La situation dans la Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est continue de mobiliser la diplomatie internationale. Face à la recrudescence des tensions sur le terrain et aux restrictions d’accès aux lieux saints, les instances européennes préparent actuellement une réponse ferme. L’adoption de ce mécanisme se heurte toutefois à une exigence institutionnelle interne.
L’Union européenne a réitéré, mardi, sa volonté d’adopter de nouvelles mesures restrictives à l’encontre des occupants israéliens et des entités qui les soutiennent. Cité par l’agence de presse Anadolu, le porte-parole de la Commission européenne, Anouar El Anouni, a précisé lors d’un point de presse que cette orientation a été arrêtée au plus haut niveau par les dirigeants du Conseil européen. Bruxelles condamne fermement les actions unilatérales visant à étendre la présence israélienne en Cisjordanie, des actes récemment jugés contraires au droit international par la Cour internationale de Justice.
Malgré un consensus quasi total, l’application de ces sanctions est pour l’heure bloquée. Le porte-parole a indiqué que 26 des 27 États membres se sont déjà prononcés en faveur de ces nouvelles mesures visant les occupants extrémistes. L’adoption définitive nécessite cependant l’unanimité absolue, laissant la procédure en suspens dans l’attente du vote du dernier État membre.
Cette initiative européenne s’inscrit dans un contexte de dégradation sécuritaire marquée. Depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023, les violences se sont accrues dans l’ensemble de la Cisjordanie, impliquant des destructions et des déplacements forcés. La Commission de résistance au mur et à la colonisation rapporte que huit Palestiniens ont perdu la vie sous les tirs d’occupants depuis la fin du mois de février. Les données actuelles font état d’environ 750 000 occupants israéliens installés dans plusieurs centaines de colonies en Cisjordanie, dont près de 250 000 à Jérusalem-Est.
Ces tensions se répercutent directement sur l’accès aux lieux de culte. L’Union européenne a exigé le maintien intégral et le plein respect du statu quo concernant les lieux saints à Jérusalem. Selon les faits rapportés, des responsables chrétiens se sont vu refuser l’accès à l’Église du Saint-Sépulcre lors du Dimanche des Rameaux. Le Patriarcat latin de Jérusalem a décrit cet incident comme inédit depuis des siècles, le clergé n’ayant pu célébrer sur le site. Parallèlement, les autorités israéliennes maintiennent des restrictions d’accès pour les fidèles musulmans aux prières du vendredi à la mosquée Al-Aqsa, fermée pour la quatrième semaine consécutive depuis fin février dans le cadre de mesures d’urgence.
