Dakar 08 avril (SL-INFO) – Le récent accord de cessez-le-feu conclu entre les États-Unis et l’Iran redessine temporairement la carte des hostilités au Moyen-Orient. Au cœur de cette nouvelle donne géopolitique, le Liban tente de clarifier son statut face à la poursuite des opérations militaires sur son territoire.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, un haut responsable libanais, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, a indiqué que le président Joseph Aoun multiplie actuellement les contacts diplomatiques. L’objectif de cette démarche est d’obtenir l’intégration formelle de Beyrouth dans la trêve provisoire actée entre Washington et Téhéran, un accord qui implique également Israël.
Cette urgence diplomatique fait suite à l’annonce du président américain Donald Trump, intervenue le 8 avril. Après les intenses affrontements déclenchés fin février, Washington a accepté une suspension des hostilités de quatorze jours. Cet accord repose sur plusieurs conditions, dont la réouverture du détroit d’Ormuz et l’étude d’une proposition iranienne en dix points. Le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a précisé que cet échange, facilité par la médiation de la Turquie, du Pakistan et de l’Égypte, doit servir de base à des négociations finales prévues à Islamabad dans un délai de quinze jours.
Cependant, l’application de ce texte soulève une difficulté majeure pour Beyrouth. La direction israélienne, tout en déclarant soutenir le cessez-le-feu temporaire, soutient que le Liban n’est pas concerné par ces dispositions et maintient ses frappes sur le sol libanais.
Face à ces déclarations, la source libanaise précise que son pays n’a pas encore adopté de position définitive sur l’accord global. Cette prudence s’explique par le fait que l’administration américaine n’a, à ce stade, formulé aucune clarification officielle sur l’inclusion ou l’exclusion du Liban dans le périmètre exact de la trêve.
