Dakar, 29 avril (SL-INFO Au Cameroun, il n’y a toujours aucune communication officielle de la part des autorités, locales comme nationales, au sujet de violences meurtrières qui ont eu lieu ce week-end dans la région anglophone du Nord-Ouest. Des violences au cours desquelles au moins 14 personnes sont mortes, selon les informations de RFI. Le flou autour des événements inquiète la société civile. Au moins 14 morts dont des femmes, tués dans le village de Ndzerem-Nyam, dans l’arrondissement de Jakiri, dans le département de Bui, dans le Nord-Ouest du Cameroun. Ces violences meurtrières ont eu lieu pendant une période d’événement culturel organisé par la communauté locale. Des motos et des bâtiments auraient également été incendiés au cours de l’attaque.

Mais les récits autour de cette tuerie divergent, voire se contredisent, mettant en cause parfois un conflit entre communautés, ou une opération militaire menée par forces gouvernementales camerounaises dans le cadre de la lutte contre les groupes armés séparatistes anglophones.

Qui sont les victimes ? Des civils ou des séparatistes et qui sont les auteurs des coups de feu meurtriers ? Sollicitées à plusieurs reprises, les autorités n’ont pour le moment pas répondu aux questions de RFI.

Moins de 10 jours après la visite du pape à Bamenda
Cette tuerie intervient moins de dix jours après le passage du pape Léon XIV à Bamenda, capitale de la région du Nord-Ouest, endeuillée par la violence depuis plus de 8 ans.

Dans le sillage de cette visite, douze organisations de la société civile camerounaise ont réitéré un appel commun à l’ouverture immédiate d’un dialogue inclusif pour mettre fin à la crise et à une violence devenue « banalisée » et impunie.

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