Dakar, 13 juil (SL-INFO) –Il y a deux ans, à l’Euro 2024, Lamine Yamal s’était senti provoqué par une petite phrase d’Adrien Rabiot, la veille de la demi-finale France Espagne. Cette fois, c’est l’attaquant du Barça qui a lancé les hostilités vis à vis des Bleus. Les retrouvailles, mardi (21h) en demi-finale de la Coupe du monde, n’en seront que plus pimentées.

C’est une petite phrase qui avait animé l’avant match de la demi-finale de l’Euro 2024 entre la France et l’Espagne (1-2). En conférence de presse, la veille du choc, Adrien Rabiot avait envoyé une petite pique au « jeune » Lamine Yamal, qui n’avait pas encore 17 ans au moment de la rencontre. « C’est un joueur de qualité, mais pour pouvoir faire une finale d’Euro, il faudra en faire bien plus que ce qu’il fait jusqu’à présent. », avait lâché le milieu de terrain des Bleus. Yamal avait entendu cette petite phrase et reconnu plus tard, dans une interview à la Cadena Cope, qu’il s’en était servi comme source de motivation.

Yamal s’était servi de la petite pique de Rabiot

« Quand le match a commencé, j’ai regardé les tribunes et j’ai vu le geste d’un de mes amis me disant de me souvenir de ce qu’il avait dit. J’ai aussi reçu des messages pour me rappeler ce qui avait été dit. Ça m’a motivé à courir sans m’arrêter. » On connait la suite. Yamal marquera ce soir-là l’un de ses plus beaux buts sous le maillot de la Roja, une frappe lointaine en plein lucarne, sous les yeux d’un Rabiot un peu trop distant, mais bel et bien présent sur la photo du but. Dans les médias espagnols, cette image du but de Yamal avait été interprété comme un pied de nez et une réponse du jeune Barcelonais à Rabiot. « Habla, habla » (Parle, vas-y, parle), aurait même murmuré l’attaquant espagnol lors de sa célébration.

Bloquer le couloir droit de l’Espagne, l’un des enjeux du match

Même si les deux joueurs s’étaient croisés lors de la demi-finale de la Ligue des nations (encore remportée par l’Espagne, 5-4) un an plus tard, le rendez-vous de Dallas ce mardi sonnera comme l’heure de nouvelles retrouvailles. Yamal monte en puissance mais peine à se montrer décisif lors de cette Coupe du monde. Rabiot réalise une grande Coupe du monde, avec beaucoup de volume, de justesse technique et cette capacité à créer du liant entre la défense et le quatuor offensif. Rabiot sera aussi chargé, mardi, d’aider Lucas Digne à fermer le côté droit de l’attaque espagnole où évolue Yamal, qui aime aussi se recentrer pour créer le danger dans l’axe ou tenter sa chance de loin avec son pied gauche. Yamal sera l’un des dangers à surveiller de très près.

Konaté répond à Yamal

« C’est un bon joueur, il a montré qu’il pouvait faire mal, mais on est très bon défensivement et on va faire le travail », a répondu Maxence Lacroix, questionné au sujet de Yamal. Le n°19 de la sélection espagnole, plus exposé médiatiquement qu’il y a deux ans pendant l’Euro, devra aussi assumer la pression puisque c’est cette fois lui-même qui a lancé le match en annonçant, après la qualification face à la Belgique, que s’il y a une équipe que les Bleus doivent craindre, c’est l’Espagne, car la Roja a battu la France lors de leurs deux dernières confrontations.

Ibrahima Konaté a préféré en sourire: « On n’écoute pas. Il ne faut avoir peur de personne, rester dans l’humilité et ne pas tomber dans ce piège. Il peut dire ce qu’il veut. » Cette petite phrase du nouveau défenseur du Real Madrid à l’égard de la jeune star du Barça a été reprise en boucle dans les médias espagnols, souvent divisés entre pro Real et pro Barça. Cette fois, et peut-être sans le vouloir, c’est Yamal qui a ouvert les hostilités.

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