Bakel, 03 juin (SL-INFO) –Les secrétaires généraux des syndicats de l’enseignement dans le département de Bakel composés (SELS, SELS/A, SADEF, SAEMS, Section de Bakel, UDEN) se sont réunis le 2 juin pour adresser un mémorandum au autorités du département sur les violences (morales et physiques) faites aux enseignants.
A en croire ces syndicalists, ces violences sont orchestrées le plus souvent dans leurs lieux de travail par les populations et les forces de l’ordre. Ils soutiennent que ces faits doivent cesser car l’enseignant ne mérite pas ces traitements, à tort ou à raison !
Ces cas de violences sont récurrents dans leurs localités. Le dernier cas est celui du directeur de l’école élémentaire de Diyabougou, dans la commune de Kéniéba.
C’est la raison pour laquelle une journée de protestation marquée par un arrêt de travail sera observée ce jeudi 4 juin.
Ils rappellent à la société que l’enseignant joue un rôle important ; c’est lui qui façonne les âmes et c’est grâce à lui que le monde a eu des transformations positives.
Dans les contrées les plus reculées du pays, l’enseignant y est présent et joue tous les rôles, en dehors de son métier. Il joue un véritable sacerdoce. Il n’a même pas de vacances parfois car sa préoccupation, son seul crédo est la réussite de ses élèves. L’enseignant est un modèle. Le violenter devant ses élèves tue ce qui est en lui, ce qui lui confère ce modèle.
C’est la raison pour laquelle les syndicats de l’enseignement appellent les autorités à faire cesser toute forme de violence exercée sur ce combattant de l’obscurantisme qui n’a comme arme que son savoir.
