Dakar, 14 août (SL-INFO) – C’est assez inhabituel. Au Burkina Faso, des journalistes ont eu le temps, pour quelques jours, de délaisser les plumes, les micros et caméras pour revêtir treillis, rangers et casquettes militaires. Le but est d’apprendre les rudiments de l’école du soldat, le maniement des armes, le secourisme tactique, mais aussi l’éthique, la déontologie et le traitement de l’information en période de guerre.
Le journaliste doit être « engagé » dans un Burkina Faso confronté au terrorisme
Au nombre de 44, ces professionnels des médias, ont suivi cette formation sommaire pendant 5 jours à l’Académie de police de Pabré, une commune de la région du Centre, près de Ouagadougou.

Elle leur a permis de renforcer leur compréhension des réalités sécuritaires et de se préparer à exercer leur métier dans un contexte de crise. Hier jeudi 13 août, date de la fin de leur immersion patriotique, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a, dans son allocution, indiqué que le journaliste doit être « engagé » dans un Burkina Faso confronté au terrorisme. Il doit également faire preuve de professionnalisme et de patriotisme.
Ces trois notions, c’est-à-dire,le patriotisme, le professionnalisme et l’engagement vont de pair, dit-il.
« Un journaliste professionnel qui n’est pas patriote est un danger pour son pays »

« Il ne sert à rien, absolument à rien, d’être patriote, d’être professionnel, si on n’est pas engagé », a assuré le ministre, appelant les 44 journalistes à sortir de la passivité dans le contexte actuel.
« Un journaliste professionnel qui n’est pas patriote est un danger pour son pays », a-t-il soutenu.
