Dakar, 4 août (SL-INFO) – La guerre au Proche-Orient et le blocage du détroit d’Hormuz continuent de peser lourdement sur l’économie mondiale : le pétrole fait le yoyo depuis fin février, les cours du Brent montent à chaque regain de tension, redescendent au moindre signe d’apaisement… Si le cours du gaz s’est montré lui aussi très volatile, il est en revanche resté bien plus haut qu’avant-guerre. À tel point que les Européens ne sont pas sûrs de pouvoir reconstituer leurs réserves avant l’hiver.

Début juillet, le pétrole avait retrouvé ses niveaux d’avant-guerre, et malgré un pic à 100 dollars trois semaines plus tard, le baril se négocie aujourd’hui environ 20 % au-dessus du prix de février dernier.

Le gaz, lui, n’est jamais redescendu : au plus bas, le kilowatt-heure se négociait encore 50 % plus cher qu’avant-guerre, aujourd’hui les prix ont même quasiment doublé par rapport à février.

Une situation embarrassante pour les Européens alors que l’été est traditionnellement la période où sont reconstituées les réserves avant l’hiver.

Fin mars, la Commission avait pourtant pris les devants, conseillant aux gouvernements de temporiser et de ne reconstituer les stocks qu’à hauteur de 80 %. Le Qatar reste largement empêché d’exporter son gaz alors que le pays représente à lui seul un cinquième de l’offre mondiale.

Résultat : les Européens se sont assis sur leurs principes et se sont tournés vers le gaz russe, la France et la Belgique en ont acheté pour 6 milliards d’euros. Malgré cela, il paraît de plus en plus probable que les réserves ne seront pas reconstituées avant la fin de l’automne.

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