Dakar, 7 août (SL-INFO) – Le centre hospitalier national Seydi El Hadji Malick Sy de Tivaouane ouvrira officiellement ses portes le lundi 10 août 2026 à 8 h. À cette occasion, le porte-parole de l’Alliance pour la République (APR), Alioune Badara Coulibaly, a publié une tribune intitulée « Diomaye, rappelez-vous Macky, cette fois-ci ! », dans laquelle il attribue la réalisation de cette infrastructure à l’ancien président Macky Sall.
« Pour que nul n’en ignore, la structure porte la signature du président Macky Sall. Elle a été pensée, conçue et bâtie par ses soins. Certains diront que l’État est une continuité. Soit. Mais la décence et l’élégance républicaine voudraient qu’on rende à César ce qui lui appartienne. D’une capacité de 300 lits et d’un montant de 46 milliards F CFA, cette infrastructure sanitaire est construite sur une superficie de 24025 m². Le projet clé en main qui intègre la conception, la construction, l’équipement, la maintenance et la formation, avait- été confié au FONSIS qui a assuré la maîtrise d’ouvrage déléguée et à Ellipse Project pour la promotion. La pose de la première pierre avait été effectuée par le chef de l’État, Macky Sall, le 25 juin 2022 et la livraison à 80 % du chantier prévue en décembre 2023 et celle définitive en janvier 2024 », écrit-il.
L’établissement disposera de 20 spécialités médicales et chirurgicales réparties en six pôles, avec notamment un plateau technique, un pôle mère-enfant, des services de cardiopneumologie, d’urologie-gériatrie ainsi que des infrastructures destinées à la formation, dont un amphithéâtre de 200 places.
Poursuivant, Alioune Badara Coulibaly estime que, malgré le principe de continuité de l’État, les autorités actuelles devraient reconnaître le rôle de l’ancien chef de l’État dans la réalisation de cette infrastructure.
Le responsable de l’APR met également en avant le bilan sanitaire du régime de Macky Sall, citant la construction de plusieurs hôpitaux modernes, le développement de la Couverture maladie universelle (CMU), le programme « Yeksi Naa », la modernisation d’établissements hospitaliers, ainsi que le recrutement exceptionnel de personnels de santé et plusieurs réformes destinées à améliorer la gouvernance du système sanitaire.
Enfin, il reproche au nouveau régime de se limiter à inaugurer des infrastructures héritées de l’ère Macky Sall sans en rappeler les initiateurs.
