Saint-Louis, 30 juin (SL-INFO) – La révision de la Constitution adoptée, lundi, par l’Assemblée nationale et l’annonce d’un référendum sur le sujet sont au menu des quotidiens reçus, mardi, à SL-INFO.

Les députés réunis en plénière ont adopté lundi à la majorité, dans un climat tendu, la proposition de loi portant révision de la Constitution, tout en rejetant les différents amendements présentés par le gouvernement.

Le nouveau texte interdit au président de la République de diriger un parti politique, renforce les pouvoirs de l’Assemblée nationale et du Premier ministre, remplace le Conseil constitutionnel par une Cour constitutionnelle. Il limite à une seule la dissolution du Parlement par mandat présidentiel et impose au chef de l’Etat une déclaration de patrimoine à la fin de son mandat.

La proposition de révision constitutionnelle présentée par la majorité parlementaire ‘’passe comme lettre à la poste’’, selon Vox Populi, soulignant que ‘’Pastef impose sa loi dans l’hémicycle’’ même si ‘’le dernier mot’’ revient ‘’au peuple’’ avec l’annonce de la tenue d’un référendum par l’exécutif.

‘’Pastef dicte sa loi à l’exécutif et à l’opposition’’, dit Les Echos.

Selon EnQuête, Ousmane Sonko ‘’met’’ Bassirou Diomaye Faye ‘’au défi’’. En effet, note le journal, le président de l’Assemblée nationale ‘’réclame la promulgation sans référendum en invoquant l’article 103’’ de la Constitution alors que ‘’le gouvernement conteste cette lecture et voit ses amendements rejetés par Pastef’’.

Avec l’annonce de la tenue d’un référendum, c’est le peuple qui ‘’tranchera’’, selon Le Soleil, soulignant que ‘’dans un hémicycle boycotté par l’opposition, la majorité adopte la révision constitutionnelle’’.

‘’Les quatre amendements du gouvernement rejetés. Le président Bassirou Diomaye Faye privilégie la voie référendaire selon le ministre de la Justice’’, rapporte le journal.

Sud Quotidien voit à travers ce vote un ‘’choc des institutions’’.

‘’Au terme d’une séance plénière marquée par de vives tensions, l’Assemblée nationale a adopté la proposition de révision de la Constitution portée par la majorité parlementaire, après avoir rejeté les amendements défendus par le gouvernement. Les incidents ayant opposé majorité et opposition, ainsi que les divergences sur la suite de la procédure, ont mis en lumière les profondes lignes de fracture qui traversent les institutions autour de cette révision’’, écrit Sud.

En décidant de recourir au référendum, ‘’Diomaye bloque Sonko’’, estime WalfQuotidien.

‘’La proposition de loi portant révision de la Constitution a été adoptée, hier, par l’Assemblée nationale avec 129 voix favorables. Après avoir rejeté les amendements du gouvernement, les députés de la majorité ont retenu tout le contenu de la version issue des travaux en commission. Seulement, l’adoption de la loi risque de traîner. Elle ne passera pas comme le souhaite le Pastef car l’Exécutif a décidé de passer outre en optant pour la voie référendaire. Autrement dit, soumettre le texte adopté à l’appréciation du peuple’’, écrit Walf.

‘’Vers un référendum’’, affiche à la Une Témoin, soulignant que ‘’le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, a annoncé devant les députés que le président de la République avait décidé de recourir au réfé­rendum pour la révision constitutionnelle’’.

Le journal note que ‘’cette annonce a toutefois été immédiate­ment contestée par le président de l’Assem­blée nationale, Ousmane Sonko, qui s’est opposé à cette option. Estimant que la procé­dure parlementaire avait été menée à son terme, il a plaidé pour une promulgation sans consultation populaire’’.

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