Dakar,12 Mai (SL-INFO) – Le climat social se tend davantage au ministère de l’Industrie et du Commerce. Le Syndicat national des agents de l’administration du commerce (SYNACOM) a annoncé une grève de 48 heures, prévue les lundi 18 et mardi 19 mai 2026, pour dénoncer ce qu’il qualifie de « graves dysfonctionnements » dans la gestion du département par le ministre Serigne Guèye Diop.

Dans un avis de grève rendu public, le SYNACOM dresse un réquisitoire sévère contre l’autorité ministérielle, qu’il accuse d’un manque de considération envers les agents et d’une incapacité à répondre efficacement aux difficultés rencontrées depuis sa prise de fonction, il y a plus de deux ans.

Selon le syndicat, les revendications soumises au ministre dès son arrivée sont restées sans suite, malgré plusieurs alertes et démarches engagées dans un esprit de dialogue. Le SYNACOM affirme avoir participé de bonne foi aux travaux techniques du département, notamment dans le cadre de l’élaboration des textes relatifs aux frais perçus en matière de facilitation du commerce.

Mais pour les responsables syndicaux, les engagements pris jusque-là n’ont pas été respectés. Ils dénoncent particulièrement le retard dans la finalisation du projet d’arrêté sur les droits perçus sur les documents délivrés par l’administration du Commerce, pourtant présenté comme une réforme essentielle.

Le syndicat considère ce texte comme une avancée majeure pour plusieurs raisons : il permettrait de rétablir une meilleure équité salariale, de moderniser l’administration commerciale, de renforcer le contrôle économique et la surveillance des marchés, mais aussi d’améliorer la transparence dans la délivrance des documents d’importation et d’exportation. Le SYNACOM estime également que cette réforme pourrait générer des recettes importantes pour l’État dans un contexte économique jugé particulièrement tendu.

Face à ce qu’il perçoit comme des promesses non tenues et des lenteurs administratives persistantes, le syndicat a donc décidé de passer à l’action avec un mot d’ordre de grève renouvelable.

Au-delà de cette mobilisation, le SYNACOM interpelle directement le président de la République et le Premier ministre afin qu’ils s’impliquent personnellement dans le règlement du dossier. Le syndicat rappelle que l’adoption du texte d’application de la loi n°2021-25 figure parmi les instructions déjà données en Conseil des ministres, mais qui, selon lui, peinent encore à être exécutées.

Cette grève s’annonce comme un nouveau test pour le gouvernement, confronté à une montée des tensions sociales dans plusieurs secteurs de l’administration publique.

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