Dakar, 28 fév (SL-INFO) – Deux femmes, F. Bâ (52 ans), surveillante à l’Institut national d’éducation et de formation des jeunes aveugles (Inefja) de Thiès, et M. Pouye (43 ans), commerçante, dorment à la prison de Mbour depuis le 9 février dernier. Elles sont poursuivies pour avoir soutiré des dizaines de millions de FCFA à des candidats à l’émigration, rapporte L’Observateur.

La même source renseigne que l’affaire remonte à décembre 2025. Profitant de ses relations, la surveillante F. Bâ convainc une amie vivant à Tambacounda de verser 7,2 millions de francs CFA pour envoyer ses deux enfants en Italie via sa complice, M. Pouye. Cette dernière, insatiable, ne s’arrête pas là : elle encaisse 4,3 millions auprès d’une autre dame pour un projet de voyage en France, avant de démarcher une dizaine de jeunes de son quartier pour une somme totale avoisinant les 37 millions.

La « belle vie » à Saly avant la chute

Face aux promesses non tenues, les victimes finissent par porter plainte le 6 février. Les enquêteurs de la Section de recherches (SR) de Thiès parviennent à localiser les deux dames à Saly Portudal, où elles menaient grand train.

Règlements de comptes à la barre

Lors de l’audience de ce mardi, avance le quotidien du Groupe futurs médias (Gfm), l’ambiance était électrique. Les deux prévenues se sont renvoyé la balle : la surveillante accuse la commerçante de l’avoir bernée, tandis que cette dernière rejette la faute sur son frère, A. Dione, actuellement en fuite. Si l’une des victimes a été remboursée séance tenante, d’autres réclament jusqu’à 10 millions de dommages et intérêts.

Le procureur, peu convaincu par leurs dénégations, a requis huit mois de prison ferme contre la surveillante et six mois, dont trois ferme, contre la commerçante. Le délibéré est attendu pour le 3 mars, conclut le titre de Gfm.

By

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *