Dakar, 12 mars (SL-INFO) – Les sections locales du FRAPP, de Vision Citoyenne et de l’ONA2J sont montées au créneau pour critiquer vivement le management de la municipalité de Ziguinchor. Lors d’un point de presse, les responsables de ces trois organisations de la société civile ont dénoncé l’« inaction » de l’équipe municipale et pointé du doigt des « incohérences » budgétaires.

Des chantiers à l’arrêt

Au cœur des griefs figurent les projets lancés en 2022 par l’ancien maire Ousmane Sonko (actuel Premier ministre). La société civile s’inquiète de la paralysie des travaux de réhabilitation du marché Mariama Diédhiou, de l’extension du marché Banéto, de la construction du marché aux poissons de Boudody, ainsi que de la rénovation des stades Jules François Bocandé et Pédro Gomis.

Ces organisations accusent l’actuel édile, Djibril Sonko — qui occupait précédemment le poste de 2e adjoint chargé des finances — de ne pas avoir fait avancer ces dossiers depuis son accession à la tête de la commune. « Nous demandons au maire de nous éclairer sur l’état d’avancement de ces travaux », a déclaré Madia Diop Sané, coordonnateur du mouvement Vision Citoyenne.

Le blocage de la revalorisation des salaires

Autre point de crispation majeur : le refus d’appliquer la circulaire ministérielle n°00515 du 15 juillet 2025 relative à la revalorisation des salaires. La société civile juge « dérisoires » les émoluments des employés municipaux et exige des explications sur ce blocage persistant qui impacte le pouvoir d’achat des agents de la mairie.

Un appel à la démission

Le réquisitoire ne s’arrête pas là. Les activistes ont également soulevé des problèmes liés aux lotissements dans certains quartiers, au blocage de projets d’éclairage public et à l’installation défaillante de lampadaires.

« Notre maire est incapable », a tranché Madia Diop Sané, affirmant que la commune accuse un retard extrême. Face à ce qu’elle qualifie d’« incapacité à mener à bien les destinées de la ville », la société civile a invité le maire à démissionner s’il ne peut redresser la barre. Elle a enfin interpellé les conseillers municipaux et les collaborateurs de l’édile, les sommant de s’exprimer avec franchise pour ne pas être tenus comptables de cette « mauvaise gestion ».

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