Dakar , 16 avril (SL-INFO) Un jour de ce mois d’avril, Cité Aliou Sow, 18h. M. A. Sow, la soixantaine, guette l’arrivée de son invité : M. Niang, un garçon de 14 ans, élève en classe de troisième. Surprise ! L’adolescent fait irruption dans la chambre de son hôte accompagné de policiers.

Le sexagénaire est pris de court, les produits lubrifiants qu’il tenait dans ses bras trahissent ses intentions. Il voulait entretenir des relations sexuelles avec l’enfant.

M. A. Sow a été jugé ce mercredi devant le tribunal des flagrants délits de Pikine/Guédiawaye pour harcèlement et pédophilie. «À la barre, acculé avec des preuves numériques, le prévenu s’est effondré : il a fini par lâcher des aveux glaçants, reconnaissant même être un habitué de ces pratiques sombres», rapporte L’Observateur, qui a assisté au procès.

L’histoire entre le vieux Sow et l’élève de troisième remonte au 7 avril. D’après le récit du quotidien du Groupe futurs médias, l’accusé, «l’allure impeccable», repère le garçon au niveau de la station de BRT de Golf-Sud. «Pour l’appâter, poursuit le journal, il joue la carte de la bienveillance paternelle, feignant de s’intéresser à son avenir scolaire pour lui proposer de lui prêter des manuels de mathématiques. Mis en confiance, l’adolescent cède son numéro de téléphone.»

C’était partie pour une série d’actes de harcèlement. «Appels incessants, vidéos obscènes, propositions sexuelles explicites… Le sexagénaire ne recule devant rien, allant jusqu’à brandir son sexe lors d’appels vidéo WhatsApp», pointe L’Observateur.

L’enfant résiste, tient tête au vieux pervers et alerte ses parents. Ces derniers saisissent le commissariat central de Dakar, qui transmet le dossier au poste de police de Golf-Sud. En rapport avec le garçon, les enquêteurs tendent un piège à M. A. Sow, qui mord en fixant au garçon le fameux rendez-vous, signant sa chute.

Le tribunal a condamné le vieux pervers à 8 ans de prison ferme, assortis d’une interdiction de séjourner à Dakar durant les cinq prochaines années et d’être tuteur ou curateur pendant la même période. Le procureur avait requis 10 ans, selon L’Observateur. 

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