Dakar, 20 avril(SL-INFO)- À l’approche de l’expiration du cessez-le-feu, de délicates tractations se poursuivent au Pakistan pour relancer les négociations entre les États-Unis et l’Iran. Alors qu’une délégation américaine menée par le vice-président JD Vance est attendue à Islamabad, les récentes manœuvres navales et les ultimatums pèsent sur l’issue des pourparlers.
Les autorités pakistanaises redoublent d’efforts pour convaincre Téhéran de s’asseoir à la table des négociations avec Washington, afin d’interrompre un conflit entamé il y a huit semaines et déjà marqué par de nombreuses frappes. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, au moins neuf aéronefs américains se sont posés au Pakistan ces trois derniers jours, acheminant le personnel et le matériel nécessaires à ces rencontres.
La délégation américaine, dirigée par JD Vance et comprenant l’envoyé spécial Steve Witkoff ainsi que Jared Kushner, doit arriver à Islamabad mercredi en fin de matinée. Cette mobilisation survient alors que Donald Trump a prolongé le délai de la trêve de 24 heures, fixant son terme à mercredi soir, heure de Washington. Le président américain a précisé qu’une extension supplémentaire était hautement improbable, menaçant l’Iran de répercussions sévères en l’absence d’accord.
Du côté iranien, le refus des pressions demeure catégorique. Mohammad Bagher Ghalibaf, président du parlement et chef des négociateurs de l’Iran, a publiquement déclaré que son pays n’accepterait pas de négocier sous la contrainte, une ligne diplomatique relayée par les autres officiels du pays. L’ambiance a été davantage alourdie par de récentes interceptions maritimes. Les forces américaines ont tiré sur le cargo Touska dans le golfe d’Oman avant de l’arraisonner, et ont également bloqué le navire M/T Tifani dans la région Asie-Pacifique. Téhéran considère ces actes comme une violation flagrante de la trêve.
L’enrichissement d’uranium constitue le principal point d’achoppement de ces discussions. Al Jazeera révèle que lors du premier cycle de pourparlers, les diplomates américains ont réclamé une pause de vingt ans sur le programme nucléaire iranien, une exigence à laquelle l’Iran a répondu par une contre-proposition fixée à cinq ans. Désormais, Washington exige la reddition complète du stock d’uranium enrichi et maintient son blocus sur le détroit d’Ormuz tant que l’Iran refusera de négocier.
