Diourbel, 18 Mai (SL-INFO) – Les faits se déroulent à Diourbel, à environ 150 kilomètres à l’est de Dakar. Selon le quotidien L’Observateur, dans son édition de ce lundi, «l’homme de confiance» du marabout Serigne Bara Mabacké a été condamné à une peine de deux (02) ans d’emprisonnement dont un an ferme, ainsi que 20 millions FCFA de dommages et intérêts.
Polygame et père de six enfants, le berger M. Sow, âgé de 54 ans, a comparu mardi dernier devant le tribunal des flagrants délits de Diourbel pour répondre du chef d’abus de confiance au préjudice du célèbre chef religieux et dignitaire mouride, Serigne Bara Mbacké.
A l’origine des faits, c’est en 2009 que le guide religieux a décidé de confier son troupeau à M. Sow, qu’un de ses proches lui avait recommandé. Le troupeau est alors composé de soixante moutons, sept vaches et sept chèvres. Chaque début d’année, le marabout envoie ses chambellans ou ses proches inspecter le troupeau et faire le point sur sa quantité. À la date du 3 janvier 2026, le berger liste 33 moutons, 43 vaches et 36 chèvres. Mais ce que Serigne Bara Mbacké ignore, c’est qu’il est victime d’une supercherie de longue date. En réalité, le berger fait visiter aux émissaires du marabout les enclos de ses voisins, leur faisant croire qu’il s’agissait du troupeau confié. Malheureusement pour lui, la supercherie a été découverte.
Plus que quatre vaches et quatre chèvres
Devant la barre du tribunal, M. Sow a enfin reconnu les faits. Il a admis qu’il ne restait plus que quatre vaches et quatre chèvres, affirmant que le reste du troupeau avait été décimé après des pluies diluviennes. Il n’a toutefois pas fourni plus de détails sur les circonstances exactes de cette disparition. Me Serigne Diongue, commis par la partie civile, a réclamé 30 millions de FCFA à titre de dommages et intérêts et demandé au tribunal d’appliquer la loi dans toute sa rigueur à cause de «la mauvaise foi du prévenu».
De son côté, le procureur Farba Niowi Ngom a requis une peine de deux ans d’emprisonnement, dont six mois ferme. En rendant son délibéré, le tribunal a maintenu les deux ans d’emprisonnement et fait passer de six mois à un an, la prison ferme.
