Dakar , 18 Mai (SL-INFO) – À une dizaine de jours de la fête de l’Aïd al-Kébir, communément appelée Tabaski, les foirails de la région de Saint-Louis connaissent une activité intense. Comme l’an dernier, le point de vente de Rao enregistre un important afflux de bétail, confirmant son rôle central dans l’approvisionnement de la zone nord du pays.
Le site de Rao, situé a 20 kilomètres de Saint-Louis, apparaît bien fourni cette année encore. Des éleveurs venus de Mauritanie et de plusieurs localités du Sénégal ont convergé vers le marché pour proposer une grande quantité de moutons. Cette abondance offre un large choix aux acheteurs, même si les prix restent élevés.
En effet, il faut désormais débourser au moins 125 000 francs CFA pour espérer acquérir un bélier de bonne qualité. Les vendeurs de moutons, communément appelés « tefankés », expliquent cette hausse des prix par l’augmentation des coûts de transport, notamment pour les animaux importés depuis la Mauritanie.
Sur le plan sécuritaire, les acteurs du marché saluent les efforts des forces de l’ordre. Les vendeurs se félicitent du travail de sécurisation assuré par la Gendarmerie nationale du Sénégal, dont la présence contribue à un climat globalement apaisé sur le site de vente. Selon Moubarak Fall, éleveur, le foirail de Rao bénéficie d’une bonne sécurité grâce à la vigilance et à l’efficacité des gendarmes.
Malgré ces conditions jugées satisfaisantes, un autre défi persiste : la faible affluence des clients. À quelques jours de la fête de l’Eid al-Kėbir, les vendeurs s’inquiètent du manque d’acheteurs, contrastant avec l’importante disponibilité de bétail sur le marché.
