Dakar, 18 Mai (SL-INFO) – Au Sénégal, la ratification du traité BBNJ marque une nouvelle étape dans la politique maritime du pays. Le texte présente le Sénégal comme le premier Etat africain à avoir validé cet accord international consacré à la biodiversité marine dans les zones situées au-delà des juridictions nationales, souvent désignées comme la haute mer.

Cette décision est portée, d’après les éléments publiés par Senegal7, par le président Bassirou Diomaye Faye. Elle place le pays dans une position avancée sur les questions de gouvernance des océans et de protection des ressources marines du continent. Le traité vise des espaces qui couvrent près des deux tiers des océans du globe et environ la moitié de la surface terrestre, des zones longtemps restées sans cadre juridique contraignant de protection.

Le texte rappelle aussi que l’accord est entré en vigueur le 17 janvier 2026, après l’atteinte du seuil de 60 ratifications demandé par les Nations Unies. Il est présenté comme l’un des grands accords environnementaux de ce siècle, au terme de plus de vingt années de négociations. Quatre axes y sont mis en avant : le partage équitable des ressources génétiques marines, la mise en place d’aires marines protégées, l’évaluation de l’impact environnemental des activités humaines en haute mer et l’appui scientifique et technologique aux pays en développement.

Dans le même mouvement, cette ratification est décrite comme un message adressé à l’Afrique et à la communauté internationale face à plusieurs enjeux : l’exploitation des ressources marines, la surexploitation industrielle, la pêche illégale, l’extraction minière sous-marine et les effets du changement climatique sur les écosystèmes océaniques. Le texte souligne aussi des perspectives pour le Sénégal en matière d’économie bleue durable, de recherche scientifique, d’accès à des technologies marines innovantes et de coopération internationale.

Enfin, l’accord est présenté comme une opportunité pour les pays africains de mieux profiter des ressources génétiques marines issues des grands fonds océaniques, dans des secteurs comme la pharmacie, la cosmétique, les biotechnologies et l’énergie. Le texte insiste sur le rôle des océans, qui produisent plus de 50 % de l’oxygène mondial et absorbent près de 30 % des émissions de CO₂, tout en faisant vivre des millions de personnes à travers la pêche et les activités côtières.

By

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *