Dakar, 08 juil (SL-INFO) – L’épidémie d’Ebola continue de se propager en RDC. Et les zones les plus touchées par le virus sont aussi celles où la faim progresse le plus vite. Les Nations unies viennent de publier leur dernier bulletin de situation sur la question et dressent un constat préoccupant. L’aide alimentaire peine à suivre les besoins sur le terrain.
À mesure qu’Ebola progresse, la situation se dégrade sur le terrain. En Ituri, deux zones de santé sur trois sont désormais touchées par le virus. Et c’est là, justement, que la faim frappe le plus fort. Plus de 1,15 million de personnes y sont en insécurité alimentaire aiguë.

L’épidémie perturbe les marchés locaux, les importations ralentissent, les circuits d’approvisionnement se fragilisent, les prix montent… Pour les ménages déjà les plus vulnérables, l’accès à la nourriture devient plus difficile encore.

Sur les 1 511 cas confirmés, seuls 900 ont reçu une assistance alimentaire directe au début du mois. Pour les familles des malades, la couverture atteint 25%. Pour les personnes suspectes ou en contact avec un cas, elle tombe à 3%.

Face à cela, le cluster réclame 22 millions de dollars pour répondre aux besoins liés à Ebola. Un chiffre à remettre en perspective car le plan humanitaire plus large pour l’ensemble de la RDC, évalué à 621 millions de dollars, n’a été financé, lui, qu’à hauteur de 84%.

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