Dakar, 18 Mai (SL-INFO) – Masakhane African Languages Hub, avec Microsoft AI for Good Lab, la Fondation Gates et Google.org, a lancé LINGUA Africa, un programme panafricain destiné à soutenir des projets d’intelligence artificielle conçus pour les langues africaines.
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 juin 2026 pour plusieurs profils d’acteurs, notamment les universités, start-ups, laboratoires de recherche, organisations culturelles, entreprises sociales, ONG et consortiums engagés dans l’intérêt général. L’initiative veut répondre à un problème bien identifié, puisque de nombreux outils d’IA restent encore dominés par les langues occidentales. Comme l’a rapporté Socialnetlink, dans les informations publiées par google.org, les porteurs de projets retenus pourront aussi recevoir des crédits de calcul sur Azure et Google Cloud Platform, ainsi qu’un accompagnement technique et un accès à un réseau de chercheurs et d’experts.
Trois familles de projets sont visées. La première porte sur les données linguistiques africaines, avec des activités comme la traduction, la documentation, la validation ou la création de bases de données ouvertes. Le soutien peut aller jusqu’à 50 000 dollars, avec des crédits de calcul d’une valeur équivalente. La deuxième concerne les modèles d’IA, les outils technologiques et les infrastructures dédiées aux langues du continent, avec un financement pouvant atteindre 100 000 dollars, auquel s’ajoutent 100 000 dollars en ressources cloud.
Le troisième axe concerne des usages sectoriels plus directement tournés vers la vie quotidienne, dans des domaines comme l’agriculture, la santé, l’éducation, l’inclusion financière ou les services publics. Comme l’écrit IA. Elle, les projets choisis dans cette catégorie pourront obtenir jusqu’à 250 000 dollars de financement direct et jusqu’à 400 000 dollars en crédits de calcul. Les partenaires disent vouloir privilégier des initiatives ancrées dans les communautés et capables d’avoir un effet concret sur les populations.
Plusieurs responsables des structures impliquées ont insisté sur le même point : l’accès aux services numériques reste limité si les contenus ne sont pas disponibles dans les langues comprises par les usagers. LINGUA Africa entend ainsi poser des bases linguistiques pour une IA plus inclusive en Afrique, en soutenant des outils pensés localement et adaptés aux besoins réels des communautés.
