Dakar , 23 avril (SL-INFO) – Chers lecteurs, nous avons vu dans notre dernier article que les 14 lettres séparées, les ḥurūf al-muqaṭṭaʿāt, révèlent leur sens lorsqu’on les rapproche de leurs correspondances en proto-sinaïtique ou en paléo-hébraïque (ancêtres de l’hébreu et de l’arabe), qui furent les langues originelles de la Torah de Moïse et probablement des Feuillets d’Abraham. En somme, il s’agit de la langue originelle du pacte abrahamique.

Ces lettres font également partie des miracles du Coran qu’Allah a placés, de prime abord, à l’attention des lettrés de l’époque les « Gens du Livre » — notamment les Juifs — pour leur dire : c’est Moi, votre Dieu, Celui qui vous a élus, sauvés par l’Exode et confié la révélation ; voici désormais le Livre réhabilité, purifié de tout ajout et de toute altération. Ces lettres relèvent du registre du mystère divin. La connaissance concrète que nous pouvons en tirer revêt cependant plusieurs messages que nous tenterons d’étudier ensemble à travers ce document. Dans notre précédent article, nous avons présenté les 14 lettres, leurs correspondances et leur sens en paléo-hébraïque.

Nous avions étudié Alif, Lām, Mīm, qui signifie « Dieu de l’Eau » / « Dieu de la Vie » (la vie qu’Allah donne par la création, qu’Allah sauve par l’Exode, qu’Allah reprend par le châtiment, souvent par l’eau). Nous avons également vu comment cela éclaire l’ensemble des sourates qui commencent par Alif, Lām, Mīm, que l’on peut ainsi considérer comme un sous-titre, à l’image des différents chapitres et Livres de la Bible (Livre de la GenèseLivre de l’Exode).

Aujourd’hui, nous étudions « Alif, Lām, Mīm, Ṣād » ; « Alif, Lām, Rā » ; et « Alif, Lām, Mīm, Rā. »

Étude du Alif, Lam, Mim, Sād: المص (de la droite vers la gauche en lecture arabe) présents en entête de la seule Sourate nº7 Al-Araf

Traduction:Lamed – A Shepherd's Staff – Masters of the Universe, Alef Lamed en paléohébraïque signifie Dieu. Dans les alphabets proto-sinaïtiques puis hébreux original, on a repris des pictogrammes en leur donnant la valeur sonore de la première consonne (ou syllabe) du mot désignant l’objet. C’est cela qu’on appelle l’acrophonie : avec Alef –Lamed – A Shepherd's Staff – Masters of the UniverseLamed on lit Alla donc Allah (اللّٰه).  En lisant la valeur conceptuelleLamed – A Shepherd's Staff – Masters of the Universedonne « Le Puissant – Guide » qui se rapproche de Al-ʿAzīz Al-Ḥakīm (العزيزالحكيم) qui revient environ 47 fois dans le Coran.

Lamed – A Shepherd's Staff – Masters of the UniverseProto-Sinaitic / Proto-Canaanite scripts : Alef-Lamed-Mem, en paléohébraïque se lit: « Dieu de l’eau » ou autrement « Dieu de la Vie ». Ce Nom se rapproche Al-Ḥayy (الحي).

 : Alef, Lamed, Mem, Tsade : Dieu de la Vie dans l’Au-delà qui se rapproche de Mālik Yawm ad-Dīn (مَالِكِ يَوْمِ الدِّينِ).

Les thématiques évoquées par Alif-Lam-Mim-Sād, sont des thèmes centraux de la sourate nº7 Al-Ara’f. Je vous invite à lire la sourate.  

Étude du Alif, Lam, Ra : الر (lecture de la droite vers la gauche en lecture arabe) présents en entête des sourates : Sourate nº10 Yunus (Jonas) ; nº11 Hud ; nº12 Yusuf (Joseph), nº14 Ibrahim, nº15 Al-Hijr

Proto-Sinaitic / Proto-Canaanite scriptsResh : signifie l’Homme, les Premières générations, les Anciens.

Nous avons Alif-Lām-Rā : « Dieu de l’Homme depuis les premières générations » qui se rapproche de Rabbi n-Nās (رب الناس). Les sourates commençant par Alif Lām Rā sont : la sourate n°10 Yūnus, n°11 Hūd, n°12 Yūsuf, n°14 Ibrāhīm et n°15 Al-Ḥijr (le pays du prophète Ṣāliḥ). Ces sourates portent toutes les noms de prophètes des premières générations ou de leur pays. Elles contiennent des exhortations, des rappels de l’histoire des anciens prophètes avec leurs peuples, ainsi que l’histoire des fils d’Israël avec Moussa. Elles rappellent également la Grâce d’Allah, appellent à la repentance et au retour vers Lui par l’adoption de l’islam. Toutes ces sourates rétablissent aussi des vérités historiques et corrigent les falsifications.

Étude du Alif, Lam, Mim, Ra: المر (de la droite vers la gauche en lecture arabe) présents en entête de la seule sourate nº13 Ar-Rad-Le Tonnerre (en rappelle de la pluie)

 Alef +Lamed – A Shepherd's Staff – Masters of the UniverseLamed : Signifie Dieu en Paléo-hébreux ;

Proto-Sinaitic / Proto-Canaanite scripts Mim : l’eau, la vie (ce qui renvoie dans ce verset à la pluie, par conséquence au Tonnerre, par généralisation à la nature);

Proto-Sinaitic / Proto-Canaanite scriptsResh : Signifie l’Homme, les anciens, les premières générations

Traduction Alif, Lām, Mim, Rā : Dieu de l’Eau (source de la Vie et de la Nature) et de l’Homme depuis les Premières générations : Dieu de l’Univers soit Rabbil -ʿĀlamīn (رَبِّ الْعَالَمِينَ). C’est justement les développements contenus dans la sourate nº13 Ar-rad – Le Tonnerre. 

Conclusion :

Il est légitime pour un musulman de se poser la question de savoir quels bénéfices tirer de ces nouvelles connaissances sur le Coran. Nous pouvons citer, en premier lieu, le fait qu’il s’agit d’une grâce qu’Allah offre aux musulmans d’aujourd’hui : celle d’avoir des certitudes supplémentaires qu’ils détiennent le Livre d’Allah dans son entièreté et qu’ils possèdent la correction des anciens Livres. Dans les temps complexes que nous vivons, cela peut rétablir la confiance de certains quant au miracle que nous avons entre les mains : le Coran. Cela peut aussi aider à mieux comprendre la Parole divine.

Il y a cependant un deuxième aspect : celui de savoir comment je suis arrivé à cette compréhension ? Par un rêve religieux ! À l’image de plusieurs confrontations avec le Ghaïb, l’invisible, dont Allah m’a gratifié, que je retranscris dans le livre 13.7 Le code de l’Univers crypté dans la prière musulmane : la Salāt, ou dans l’ouvrage sur les ḥurūf al-muqaṭṭaʿāt  que je développe dans cette série d’articles, ou encore dans le livre à venir, inchAllah,  consacré à un nouveau tafsir de la mère du Livre sourate nº1 Al-Fātiḥa par le Coran dans son entièreté.

Je ne suis ni un savant de l’Islam ni un enseignant coranique, et je me débats avec l’arabe et les sourates du Coran comme la plupart d’entre nous, dont la vie fut davantage axée sur la réussite scolaire française. Cependant, je puis vous dire que je fais partie de la catégorie des « Bilals », à l’image de Abdullah ibn Zayd ibn Abd Rabbih, ce compagnon anonyme à qui Allah, par Sa Grâce et selon une Sagesse connue de Lui seul, révéla l’Adhān. Et peut-être sommes-nous plusieurs, en ce moment, un peu partout sur terre.

J’ai moi-même été conduit en songe près des étoiles, où j’ai vu des événements vécus plus tard, et entendu là-haut un Adhān qui saisit le cœur. Ma compréhension est qu’Allah, par Sa sagesse, me donne peut-être une forme de crédibilité pour transmettre certains messages :

. Satan et ses partisans ont pris trop de force sur terre et entraînent le monde entier vers les ténèbres.

. Allah, par Sa grâce, une Science et une Sagesse venant de Lui, appelle et réveille les cœurs de Sa garde humaine. Et je ne dis pas que j’en fais partie ni que je les reconnais.

. Le temps des grandes épreuves de la fin approche, mais c’est aussi une bonne nouvelle pour les croyants candidats à la bay‘ah, de l’alliance des derniers temps, et des Ikhwān du Prophète Muhammad (PSL) : Le Prophète dit à ses compagnons : « J’aurais aimé rencontrer mes frères. » ; Les compagnons dirent : « Ne sommes-nous pas tes frères, ô Messager d’Allah ? » ; Il répondit : « Vous êtes mes compagnons. Mes frères sont ceux qui viendront après moi et croiront en moi sans m’avoir vu. »

Prérequis à la candidature : l’assiduité au repentir, l’assiduité à la mosquée, la Zakat et connaitre le Prophète Muhammad (PSL). La Bay’ah est entre le Seigneur et son serviteur.

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