Mbour, 17 avril (SL-INFO) – Qui dit la vérité entre El H. M. Mbaye et A. S. Maheu ? En instance de divorce, ce couple franco-sénégalais était en procès devant le tribunal de Mbour. Le premier, commandant de bord de son état, est poursuivi par son épouse pour violences conjugales, voies de fait et menaces de mort. À la barre, la Française charge : «Il ne vit plus ici [sous leur toit] depuis trois ans. Il a abandonné ses enfants et le domicile conjugal. Depuis 2024, il passe son temps à proférer des menaces de mort contre moi et nos enfants.» Elle réclame 10 millions de francs CFA, pour le préjudice subi, à celui avec qui elle a partagé 20 ans de mariage et eu trois enfants.

D’après le compte-rendu de L’Observateur, qui a assisté au procès, le prévenu a réfuté les accusations et assuré avoir juste défendu son droit de propriétaire le jour des faits incriminés.

C’était le 17 janvier dernier. Mbaye rejoint la ferme familiale située à Guéréo. En pénétrant dans sa chambre, il découvre que sa future ex-épouse occupe les lieux. La pièce était mise à la disposition du fils du couple, qui préparait un examen. Le pilote est dans tous ses états. Son épouse laisse entendre que les absents ont toujours tort, signalant que Mbaye n’était plus venu à la ferme depuis des années et réclamant le droit d’occuper chaque pièce du domicile conjugal.

«La discussion dégénère», rembobine L’Observateur qui, s’appuyant sur la plainte de la Française, rapporte que le pilote s’emporte : il «se serait alors emparé des meubles et des affaires personnelles de son épouse pour les jeter dehors».

La plaignante entre en résistance, le commandant de bord en rajoute une couche : selon la quotidien d’information du Groupe futurs médias, il «saisit le téléviseur accroché au mur et l’envoie en direction du visage de sa femme. Le poste est intercepté de justesse par leur fille de 17 ans, qui a accouru. Mais le père ne s’arrête pas là. Il saccage toutes les affaires de son épouse et de ses enfants, avant de proférer des menaces de mort explicites».

Témoin de la scène, la femme de ménage du couple alerte les autres employés de maison. Ces derniers se dépêchent sur les lieux. Parmi eux, le garde du corps de la dame. Le pilote ne veut pas voir cette personne dans la maison. «Je ne veux pas partager ma demeure avec un inconnu», justifie-t-il, demandant à ce dernier de vider les lieux, un fusil pointé dans sa direction, selon L’Observateur.

«Cette chambre est ma propriété ; ma femme a la sienne. Elle a profité de mon absence pour y aménager dans le seul but de me nuire», se plaint le prévenu à la barre, d’un ton calme, mentionne le journal du Groupe futurs médias.  

Le procureur a requis l’application de la loi. La présidente du tribunal a accordé la liberté provisoire au pilote avant de fixer le délibéré au 28 avril.

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