Dakar, 28 avril (SL-INFO) – Dans le cadre des préparatifs de la Revue nationale volontaire (RNV) 2026, des ateliers interrégionaux se sont tenus ce mardi à Dakar, Louga, Kolda et Kaolack. Portée par le Groupe de travail des organisations de la société civile sur les ODD, l’initiative vise à alimenter le rapport que le Sénégal présentera devant les Nations unies sur l’état d’avancement de ses engagements en matière de développement durable.
Acteurs de la société civile, représentants de l’État et partenaires techniques ont pris part aux échanges, centrés sur l’évaluation des progrès à cinq ans de l’échéance de 2030. Une étape jugée déterminante pour mieux intégrer les réalités du terrain dans les politiques publiques.
Le président du CONGAD, Ibrahima Yade, a rappelé que « le pays a enregistré des avancées », tout en soulignant que « nous sommes encore à mi-parcours ». Il a insisté sur la nécessité « d’identifier les ajustements indispensables pour accélérer la mise en œuvre des ODD d’ici 2030 ».
Les discussions ont notamment porté sur des secteurs jugés prioritaires comme les villes durables, l’accès à l’eau et à l’assainissement, l’énergie, l’industrialisation et l’emploi, ainsi que les partenariats.
Du côté des pouvoirs publics, le coordonnateur de l’unité de suivi de la politique économique au ministère de l’Économie a mis en avant une démarche ouverte : « ce processus permet d’aboutir à un rapport inclusif, enrichi par les contributions de la société civile ». Il a également relevé que « certains objectifs restent difficiles à atteindre dans les délais », plaidant pour une accélération des politiques publiques.
Les partenaires techniques ont réaffirmé leur engagement. Représentant Plan International Sénégal, Aïssatou Lo a indiqué que l’organisation entend « renforcer ses actions en faveur du capital humain », avec une attention particulière portée aux jeunes et aux filles. Elle a assuré que la structure est « prête à accompagner toutes les initiatives visant l’atteinte des ODD ».
À travers ces consultations régionales, la société civile sénégalaise cherche ainsi à peser davantage dans le suivi des engagements internationaux du pays, en plaidant pour des politiques plus inclusives et mieux adaptées aux besoins des populations.
