Dakar, 31 août (SL-INFO) – Au Nigeria, un sommet des forces de l’opposition s’ouvre ce lundi 31 août 2026 à Abuja. Il est organisé par le G-100, une coalition de responsables  politiques et de la société civile. Atiku Abubakar et Peter Obi, arrivés respectivement deuxième et troisième lors de la dernière présidentielle, sont notamment attendus. Mais l’idée de choisir un candidat unique pour représenter l’opposition, évoquée lors de précédentes réunions, s’est éloignée alors que la campagne présidentielle est déjà entamée. L’objectif est désormais de poser les bases d’une coopération afin de présenter une alternative au président sortant Bola Ahmed Tinubu.

« La division est un choix. La coopération doit maintenant devenir une stratégie. » C’est le mot d’ordre de ce sommet qui s’ouvre ce lundi matin dans la capitale, Abuja. À l’initiative de cette rencontre : le collectif G-100, piloté par Salihu Lukman, ancien cadre du parti au pouvoir. Cette fois, changement d’approche : il ne s’agit plus de choisir un candidat unique pour représenter l’opposition, mais plutôt de jeter les bases d’une coopération entre ses différentes forces.

Autour de la table sont notamment attendus Atiku Abubakar, ancien vice-président porté par le Congrès démocratique africain (ADC), et Peter Obi, ancien gouverneur désormais sous la bannière du Congrès démocratique national (NDC). Arrivés deuxième et troisième lors de la dernière présidentielle, ils sont considérés comme les deux principaux concurrents du président sortant Bola Ahmed Tinubu.

Quatre autres partis politiques doivent également participer au sommet. Une formation d’opposition, le Parti travailliste (LP), a en revanche rejeté sa participation à ce projet, estimant disposer d’un appareil suffisamment fort et structuré pour mener seul la course à la présidentielle.

Cinq groupes de travail

Pendant ces deux jours de débats, les participants doivent créer cinq groupes de travail thématiques. Ceux-ci disposeront ensuite de quatre semaines pour plancher sur des accords programmatiques et stratégiques, avec l’objectif d’établir une alliance concrète et crédible face au président sortant.

Ce processus n’a toutefois rien de contraignant : les éventuelles décisions prises à l’issue de ces travaux resteront soumises au bon vouloir des différents partis.

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