Saint-Louis, 16 avril (SL-INFO) – La France s’est dite jeudi « préoccupée » par le « durcissement des peines encourues par les personnes LGBT+ » au Sénégal, qui a adopté en mars une loi doublant les peines réprimant les relations homosexuelles et a procédé la semaine dernière à une première condamnation.

« La France exprime sa préoccupation concernant le durcissement des peines encourues par les personnes LGBT+ au Sénégal et la création de nouveaux délits d’apologie ou de financement de la promotion de l’homosexualité », a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay, Pascal Confavreux, lors d’un point presse.

Le ministre Jean-Noël Barrot a « évoqué le sujet avec son homologue », Cheikh Niang, lundi quand il l’a reçu au Quai d’Orsay, a ajouté M. Confavreux.

Un tribunal de Dakar a condamné le 10 avril un jeune Sénégalais né en 2002 à six ans de prison ferme après qu’il a été surpris en train d’avoir une relation sexuelle avec un autre homme dans la banlieue dakaroise.

Le Sénégal, pays majoritairement musulman, a voté mi-mars une loi doublant les peines réprimant les relations homosexuelles, punies désormais de cinq à dix ans de prison, dans un contexte marqué par une vague d’homophobie dans le pays et une série d’arrestations de personnes pour homosexualité présumée.

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a dénoncé une loi qui « bafoue » les droits humains.

La France est « engagée mondialement en faveur de la dépénalisation universelle de l’homosexualité, de la défense des droits des personnes LGBT+ et contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle », a ajouté M. Confavreux jeudi.

Avec AFP

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