Dakar, 31 mars(SL-INFO) – Les acteurs politiques et les organisations de la société civile se sont réunis à Dakar, ce lundi 30 mars 2026, pour aborder la structuration des instances de décision. Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, cette rencontre vise à corriger un déséquilibre persistant au sein des formations politiques et des institutions de la République.
À l’initiative d’un consortium électoral regroupant l’ONG-3D, le GRADEC et le COSCE, ce forum de dialogue a mis sur la table la question de la représentativité. L’objectif central est d’évaluer le niveau d’engagement des partis politiques en faveur de l’inclusion des femmes, des jeunes et des personnes vivant avec un handicap. Les participants se sont penchés sur l’identification des obstacles institutionnels, organisationnels et socioculturels qui freinent la participation de ces groupes aux processus électoraux.
Ababacar Fall, secrétaire général du GRADEC, a dressé un constat précis de la situation actuelle. Il souligne que la présence de ces catégories sociales reste marginale au niveau des directions de partis, de l’Assemblée nationale et des conseils territoriaux, et ce, malgré leur poids démographique important sur l’échiquier national. L’enjeu des discussions est d’amener les formations politiques à confier davantage de responsabilités à ces franges de la population.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Saxal Jam », financé par l’Union européenne (UE). Pour Moundiaye Cissé, directeur exécutif de l’ONG-3D, l’instauration de ce dialogue entre divers acteurs participe directement à la promotion de la paix. Dans cette dynamique, il a annoncé la tenue prochaine d’un atelier national impliquant les Forces de défense et de sécurité. Une démarche justifiée, selon ses termes, par la nécessité d’encadrer les opérations de maintien de l’ordre public dont les interventions peuvent parfois entraîner des pertes en vies humaines.
La démarche bénéficie de l’appui des partenaires internationaux. Christophe Casas, représentant de l’UE, a rappelé que les femmes et les jeunes demeurent sous-représentés dans les instances décisionnelles au Sénégal, alors qu’ils constituent des acteurs essentiels face aux défis socio-économiques et sécuritaires. Il a insisté sur la responsabilité spécifique des partis politiques, précisant que ce sont eux qui structurent la compétition électorale, façonnent les coalitions et forment les futurs dirigeants du pays.
