Dakar, 18 Mai (SL-INFO) – Lors de son premier interrogatoire, le mis en cause a d’abord nié les faits avant de changer de version après l’exploitation de son téléphone, réalisée avec son accord. Les éléments recueillis ont, selon le dossier, renforcé les accusations portées par le détenu Ahmadou Lamine Dia.

Face aux preuves jugées concordantes, Ndiaga Seck a finalement reconnu avoir eu un passé lié à l’homosexualité et a livré, sur procès-verbal, un récit détaillé de son parcours. Il explique notamment que son enfance à Ziguinchor a marqué sa personnalité.

« Mes parents ont divorcé lorsque j’avais entre 4 et 5 ans », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il vivait chez sa grand-mère paternelle.

Le document rapporte aussi qu’il situe le début de ses expériences sexuelles à la fin des années 1990, après ses études universitaires. Il affirme avoir rencontré un homme via un site de rencontres : « Il m’a dragué en me demandant si j’avais déjà entretenu des relations sexuelles avec un homme ». Selon ses propos, leur relation s’est concrétisée lors d’un séjour de cet homme au Sénégal, à l’hôtel Le Méridien Président : « Nous sommes passés à l’acte sexuel et j’étais le sujet actif ».

Le récit se poursuit avec la rencontre d’un autre homme, Papis Camara, qu’il dit avoir connu sur la même plateforme. « Je recevais mes partenaires à mon domicile. Je suis un sujet actif », aurait-il encore confié, selon les minutes de son audition relayée par Seneweb. L’affaire, désormais entre les mains de la justice, continue de susciter un vif intérêt.

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