Dakar, 18 Mai (SL-INFO) –
« La gouvernance durable de notre espace marin est devenue un impératif de survie, un enjeu stratégique majeur pour le Sénégal. » Cette alerte du colonel Momar Sow a accompagné la validation, le 15 mai 2026, de la Stratégie nationale des Aires marines protégées 2026-2030.

La rencontre a été organisée par la Direction des Aires marines communautaires protégées, dans le cadre de la politique de conservation et de gestion durable des ressources marines et côtières. Elle a réuni les principales parties prenantes du secteur maritime et environnemental. L’enjeu affiché par les autorités est clair : faire des océans un levier contre la pauvreté, l’insécurité alimentaire et les effets du changement climatique.

Le document validé veut répondre à une situation jugée préoccupante. Il est question de raréfaction des poissons, d’érosion côtière et d’une pression croissante sur les écosystèmes marins. Dans son compte rendu, LII Quotidien rapporte que cette feuille de route prévoit un renforcement des aires marines protégées, une amélioration de la gouvernance des ressources naturelles et une place plus importante accordée aux populations locales dans la gestion des espaces maritimes.

Le colonel Momar Sow, directeur des Aires marines communautaires protégées, a expliqué que la stratégie est issue d’un processus participatif et inclusif. Il a aussi insisté sur la nécessité de promouvoir des activités économiques durables, capables de générer des revenus sans fragiliser davantage les écosystèmes. Selon lui, le Sénégal, avec une façade côtière d’environ 718 kilomètres et une zone économique exclusive ancrée dans le grand écosystème marin du courant des Canaries, fait face à une hausse rapide des pressions environnementales et économiques. Il a cité notamment la surexploitation de certains stocks halieutiques, la dégradation des habitats côtiers, la pollution marine, les effets du changement climatique et l’émergence d’activités industrielles offshore.

Cette stratégie est présentée comme la troisième après celles de 2014-2018 et de 2020-2024. Elle fixe un objectif : porter la couverture des aires marines protégées à au moins 10 % de la zone économique exclusive du Sénégal d’ici 2030. Le texte met aussi en avant une meilleure efficacité de gestion, une gouvernance plus transparente et des mécanismes de financement pérennes. De son côté, Mamadou Diagne, représentant du ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, a salué l’orientation retenue et réaffirmé l’engagement de son département à accompagner la mise en œuvre du plan, notamment avec les pêcheurs.

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