Dakar, 18 Mai (SL-INFO) – La Guinée-Bissau fait face à une crise éducative profonde, marquée par des déficits d’infrastructures et des conditions d’apprentissage précaires. Lors de la première Conférence nationale sur l’éducation, le Premier ministre de transition, Ilídio Vieira Té, a reconnu que les écoles publiques souffrent de graves manques : classes surchargées, tables insuffisantes et bâtiments délabrés.
Pour répondre à cette urgence, le gouvernement a annoncé la mise à disposition de 18 000 élèves scolaires, destinés aux établissements les plus touchés. Ces équipements, actuellement entreposés à Safim, seront remis au ministère de l’Éducation pour une distribution progressive. Mais au-delà de cette mesure ponctuelle, les autorités promettent de s’attaquer aux problèmes structurels qui paralysent le système éducatif.
« Les enseignants sont des soldats en première ligne. Sans eux, il n’y a pas de nation », a déclaré Ilídio Vieira Té, rendant hommage à ceux qui continuent d’enseigner malgré les difficultés.
Le ministre de l’Éducation nationale, Mamadú Badji, a réaffirmé que l’éducation est l’outil central pour transformer la Guinée-Bissau en une nation forte. Il a assuré que la distribution des élèves se fera par étapes et que le gouvernement poursuit le règlement des salaires impayés des enseignants contractuels.
Cette conférence, placée sous le thème « Pour une éducation de qualité, inclusive et participative », marque une étape importante : la reconnaissance officielle de la crise éducative et l’annonce d’un plan d’action pour reconstruire un système scolaire à la hauteur des ambitions nationales.
