Dakar, 18 Mai (SL-INFO) – Des acteurs de l’agriculture, des chercheurs et des représentants communautaires se sont réunis ce lundi à Thiès autour de la valorisation des savoirs traditionnels comme levier de résilience des systèmes alimentaires.
Cette rencontre a permis aux participants de partager des expériences sur les pratiques locales et les connaissances ancestrales susceptibles de contribuer à la sécurité alimentaire et à l’adaptation des communautés face au changement climatique.
Selon les organisateurs, les systèmes alimentaires, en particulier dans les zones rurales africaines, font face à de multiples défis liés au changement climatique, à la dégradation des ressources naturelles, aux mutations socioéconomiques et à l’évolution des marchés. Ce qui fragilise la capacité des populations à produire, transformer et consommer durablement des aliments sains.
Les échanges ont ainsi porté sur la nécessité de construire des systèmes alimentaires capables de résister, de s’adapter et de se transformer face aux chocs climatiques, économiques et sociaux.
Pour les participants, cette résilience passe notamment par la diversification des productions, la gestion durable des ressources naturelles et surtout la valorisation des savoirs locaux.
« Les connaissances traditionnelles constituent un patrimoine essentiel pour les communautés rurales. Elles reposent sur une connaissance fine des écosystèmes acquise à travers l’expérience et la transmission intergénérationnelle », ont souligné plusieurs intervenants.
Les discussions ont mis en avant des pratiques liées à la gestion des ressources naturelles, à la conservation des semences, à l’adaptation des techniques agricoles et pastorales, à la transformation des produits alimentaires ainsi qu’à l’observation des phénomènes climatiques.
Les participants ont estimé que ces savoirs jouent un rôle important dans la conservation de la biodiversité, la diversification alimentaire et le renforcement des solidarités communautaires. Ils contribuent également à préserver les identités culturelles et les pratiques nutritionnelles locales.
Cependant, les acteurs réunis à Thiès ont regretté que ces connaissances demeurent encore peu prises en compte dans les politiques publiques, les programmes de développement et les dispositifs de recherche.
Selon eux, les approches modernes privilégient souvent des solutions standardisées parfois éloignées des réalités du terrain.
Les parties prenantes ont enfin appelé à une meilleure reconnaissance et transmission de ces savoirs traditionnels, notamment auprès des jeunes générations, afin de bâtir des systèmes alimentaires plus durables et résilients.
