Dakar, 19 Mai (SL-INFO) – À Diana, village du département de Bignona, la jeunesse scolaire s’est illustrée comme force motrice de la lutte contre la dégradation de l’environnement. La finale du Trophée Vert 2026, organisée dans le cadre du projet Action climatique féministe en Afrique de l’Ouest (ACFAO), a démontré que les élèves sont désormais au cœur de la sensibilisation écologique et de la mobilisation citoyenne.
Cinq établissements – le CEM de Kafountine, le CEM Hilol, le lycée de Kafountine, le CEM de Diana et le lycée mixte d’Abéné – ont pris part à cette compétition éducative et culturelle. Les prestations ont mis en avant des thèmes essentiels : gestion durable des ressources naturelles, préservation de la biodiversité, lutte contre les déchets, changement climatique et mariages forcés, soulignant l’interdépendance entre environnement et société.

Représentant le maire de Kafountine, Niara Diaban a rappelé l’urgence de sensibiliser les jeunes face aux effets du réchauffement climatique qui frappent déjà les communes de Kafountine et de Kataba 1. Elle a invité les élèves à poursuivre leur engagement pour bâtir des territoires résilients.
Au nom des participants, Huguette Manga a affirmé que le Trophée Vert a été une véritable école de conscience et de responsabilité, offrant aux jeunes l’occasion de défendre l’environnement par la parole et l’action.
Le coordonnateur de programmes à Enda Pronat, Mamadou Abdoulaye Sow, a insisté sur la nécessité d’une réponse collective et inclusive face à la dégradation des ressources naturelles, mettant en avant le rôle du Trophée Vert dans la promotion du leadership des jeunes et de la gouvernance responsable.
Présidant la cérémonie, le sous-préfet de Kataba 1, Amadou Balla Ndiaye, a appelé à une mobilisation générale : État, collectivités, société civile, femmes et jeunes doivent unir leurs efforts pour renforcer la résilience climatique et promouvoir une gestion intégrée des ressources naturelles, en cohérence avec l’Agenda Sénégal 2050.

Ainsi, à Bignona, les élèves ont montré que la lutte contre la dégradation de l’environnement n’est pas seulement un défi institutionnel, mais une mission citoyenne, portée par une jeunesse consciente et engagée pour un avenir durable.
