Dakar, 09 juil (SL-INFO) – Une histoire de dette et de « cousinage à plaisanterie » a dégénéré devant des collègues de travail. Poursuivi pour coups et blessures volontaires sur S. Diouf, O. Seck conteste toute intention violente.

Mais deux témoins ont confirmé l’agression. La victime, qui a obtenu une incapacité temporaire de travail (ITT) de 21 jours, réclame 200 000 F CFA de dommages et intérêts. Les deux collègues ont fait face aux juges du tribunal de grande instance de Mbour à l’audience des flagrants délits.

À la barre, la plaignante a expliqué que le prévenu lui devait de l’argent. Selon elle, O. Seck est ensuite venu l’accuser d’être à l’origine de la blessure qu’il avait au doigt. « Il est venu me trouver là où j’étais assise. Il m’a frappée et je suis tombée », a-t-elle déclaré devant le tribunal. Les examens médicaux ont conclu à une ITT de 21 jours.

À la barre, O. Seck n’a pas nié les échanges, mais a tenté de minimiser les faits. Il a soutenu qu’ils entretenaient des relations fondées sur le « cousinage à plaisanterie » et que ses propos, notamment lorsqu’il lui a lancé « tu as mangé mon doigt », relevaient de cette tradition de taquinerie.

Cette version n’a toutefois pas convaincu les deux témoins, collègues des protagonistes, qui ont affirmé avoir vu O. Seck violenter S. Diouf.

Constituée partie civile, la victime a réclamé 200 000 F CFA en réparation du préjudice subi.

Estimant les faits suffisamment établis, le procureur de la République a requis l’application de la loi et une peine de six mois d’emprisonnement ferme contre le prévenu.

Le délibéré sera rendu le 14 juillet 2026.

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