Dakar, 27 avril (SL-INFO) – En Allemagne, le chancelier Friedrich Merz a commenté lundi la guerre opposant les États-Unis à l’Iran, en estimant que Washington se trouve dans une position difficile sur le plan stratégique. Lors d’un échange avec des étudiants à Marsberg, il a également évoqué les répercussions économiques déjà ressenties par Berlin.

D’après Al Jazeera, Friedrich Merz a déclaré que les États-Unis étaient « humiliés » dans ce conflit, en jugeant que l’administration américaine ne disposait pas d’une voie de sortie claire. Il a comparé la situation à d’autres engagements militaires américains, citant l’Afghanistan et l’Irak. « Le problème avec des conflits comme celui-ci, c’est qu’il ne suffit pas d’y entrer, il faut aussi pouvoir en sortir », a-t-il affirmé.

Le chancelier allemand a aussi estimé que les responsables iraniens négociaient « très habilement » et paraissaient « clairement plus forts qu’on ne le pensait ». Selon ses propos, la direction iranienne, en particulier le Corps des gardiens de la révolution islamique, place les États-Unis dans une situation d’humiliation.

Friedrich Merz a appelé à une fin rapide de la guerre. Il a indiqué que le conflit avait déjà un effet direct sur l’économie allemande. « C’est actuellement une situation assez embrouillée », a-t-il déclaré, ajoutant que cette guerre contre l’Iran « coûte beaucoup d’argent » à l’Allemagne et a « un impact direct sur notre production économique ».

Le dirigeant allemand a par ailleurs indiqué que Berlin restait prêt à déployer des dragueurs de mines pour contribuer à la sécurisation des routes maritimes dans le détroit d’Ormuz, un passage central pour l’approvisionnement mondial en pétrole. Il a toutefois précisé qu’une telle mesure dépendait d’un arrêt des hostilités.

Ces déclarations interviennent alors que les inquiétudes progressent en Europe quant aux effets plus larges du conflit, notamment sur l’énergie et la stabilité économique. Plus tôt, le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a rappelé devant des réunions de l’ONU sur le traité de non-prolifération nucléaire que les menaces nucléaires continuaient de peser sur l’environnement sécuritaire. Dans le même temps, la France et l’Allemagne ont récemment renforcé leur coopération en matière de dissuasion nucléaire.

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