Dakar, 28 avril (SL-INFO) – La polémique enfle autour de la FIFA. La présidente de la Fédération norvégienne de football, Lise Klaveness, a réclamé la suppression du prix FIFA pour la paix attribué à Donald Trump, tout en apportant son soutien à une plainte pour manquement à l’éthique visant Gianni Infantino.

Membre du comité exécutif de l’UEFA et attendue au Congrès de la FIFA, Klaveness a appelé l’organisation à maintenir une « distance de sécurité » vis-à-vis des dirigeants politiques. Elle critique notamment l’attribution de cette distinction à Trump, remise par Infantino lors du tirage au sort de la Coupe du monde, organisé à Washington le 6 décembre.

Créé en novembre sans validation préalable du Conseil de la FIFA, ce prix vise officiellement à honorer « des actions exceptionnelles en faveur de la paix ». Mais son annonce, combinée à la proximité affichée entre Infantino et Trump, a suscité de nombreuses interrogations. Certains y voient une initiative opportuniste, assimilée à un lot de consolation après que l’ancien président américain n’a pas obtenu le prix Nobel de la paix.

Pour Klaveness, la FIFA sort clairement de son rôle. « Nous voulons voir ce prix aboli. Ce n’est pas dans le mandat de la FIFA. Une institution comme le comité Nobel remplit déjà cette mission de manière indépendante », a-t-elle déclaré lors d’un échange avec plusieurs médias internationaux.

Elle insiste également sur les risques de politisation : « Ces récompenses deviennent rapidement sensibles si l’on ne dispose pas d’outils solides pour garantir leur indépendance. Mettre en place un jury crédible et des critères fiables demande des ressources importantes et une expertise spécifique. »

Le manque de transparence dans le processus de désignation du lauréat renforce les critiques. La FIFA n’a en effet communiqué ni la liste des nominés ni les modalités de sélection.

Parallèlement, le comité d’éthique de la FIFA a été saisi pour enquêter sur Gianni Infantino, accusé de « violations répétées » des règles de neutralité politique. L’ONG FairSquare a notamment déposé une plainte formelle, évoquant « plusieurs manquements flagrants » aux principes de gouvernance de l’instance.

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