Dakar, 19 Mai (SL-INFO) – La romance entre Jordan Bardella et la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles ravive un vieux scandale financier. Héritière d’une fortune colossale, estimée à plusieurs dizaines de millions d’euros, éclaboussée par l’affaire Lockheed, la jeune aristocrate bouscule l’image du Rassemblement National.
La relation du président du Rassemblement national avec une étudiante aristocrate de la jet-set internationale a fait la une de Paris Match, début avril 2026. Depuis, Jordan Bardella a bien confirmé qu’il partageait une romance avec Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, la fille aînée du prince Charles et de son épouse Camilla.
La princesse de 22 ans appartient à la famille de Bourbon des Deux-Siciles, une branche italienne de la dynastie capétienne des Bourbons, issue des rois de France de Hugues Capet et de Louis XIV. Elle voit le jour au XVIIIe siècle lorsque Charles III, prince Bourbon d’Espagne, conquiert les royaumes de Naples et de Sicile en 1734, donnant naissance à une branche souveraine italienne. Cette famille règne ensuite sur le royaume des Deux-Siciles jusqu’à son intégration au royaume d’Italie en 1861. C’est de ce royaume que le père de Maria Carolina est le prétendant au trône. Cette famille non régnante, bien insérée dans le sérail aristocratique, est à la tête d’une fortune colossale. Cette prospérité financière, liée au monde des affaires, serait liée à un vieux scandale de corruption dans les années 1970, rappelle Le Monde.
Un industriel prolifique amateur d’art
À cette époque, le grand-père maternel de la compagne de Jordan Bardella, Camillo Crociani, est un industriel prolifique. Rattrapé par la justice pour implication dans le vaste scandale de corruption du groupe aérospatial Lockheed Martin, Crociani fuit au Mexique avec sa femme, l’actrice Edoarda Crociani, et leurs deux filles, Camilla et Cristiana. À son décès en 1980, la fortune issue de son empire dans l’armement et les technologies est placée dans des trusts et sociétés offshore répartis entre plusieurs pays.
L’un des premiers conflits familiaux remonte au début des années 2010 lorsque Edoarda décide de répartir les œuvres d’art de son défunt mari entre ses deux filles. Parmi les biens concernés figurent des toiles de grands artistes comme Pablo Picasso, Paul Gauguin ou encore Marc Chagall. Or, Cristiana reçoit des œuvres dont la valeur serait moindre que celles attribuées à sa sœur. La guerre judiciaire éclatera quelques mois plus tard, lorsque la tante de Maria Carolina mettra en cause sa sœur d’avoir détourné, à son profit et avec la complicité de leur mère, une partie de la fortune familiale, estimée à 600 millions de dollars.
Une condamnation pour « outrage à la cour »
Oubliée de tous, cette affaire est revenue au premier plan en raison de la récente idylle de Maria Carolina avec Jordan Bardella. Une indiscrétion malvenue dans l’univers lissé de l’aristocratie ? « Cette famille n’est pas régnante, elle n’est pas tenue aux mêmes exigences que les grandes monarchies européennes », clarifie auprès d’Actu, Thomas de Bergeyck, journaliste spécialiste de la monarchie. Reste que cette exposition médiatique offre un contraste surprenant avec l’image populaire longuement revendiquée par le Rassemblement national.
