Dakar, 18 Mai (SL-INFO) – L’affaire Ndiaga Seck continue de prendre de l’ampleur. Arrêté le 15 mai 2026 par la Division des investigations criminelles (DIC) avant d’être acheminé à Linguère (nord-est), l’acteur politique est cité dans une enquête portant notamment sur des faits présumés «d’association de malfaiteurs, de harcèlement sexuel, d’incitation à la débauche, de collecte et diffusion de contenus à caractère pornographique, ainsi que des actes contre nature».
Dans son édition de ce lundi, le journal Libération a indiqué qu’au moins 17 autres personnes issues de différents secteurs font actuellement l’objet d’avis de recherche dans le cadre de cette affaire. L’enquête a été déclenchée après les déclarations d’Ahmadou Lamine Dia, âgé de 49 ans, qui aurait affirmé avoir entretenu une relation avec le prévenu. Lors de son audition, il aurait remis aux enquêteurs des messages et contenus à caractère sexuel échangés sur plusieurs années.
Confronté aux preuves, Ndiaga Seck aurait reconnu certains échanges téléphoniques avec des personnes issues du milieu homosexuel, tout en rejetant les accusations de relations sexuelles avec son accusateur. Les tests effectués sur lui se seraient révélés négatifs au VIH/Sida, contrairement à Ahmadou Lamine Dia qui aurait déclaré être séropositif depuis 2013.
Le téléphone de Ndiaga Seck devrait être transmis à la DSC pour des investigations techniques approfondies. En attendant, il devrait être présenté au magistrat instructeur, ce lundi. D’après toujours le journal, 22 personnes dont l’accusateur de Ndiaga Seck, Ahmadou Lamine Dia, sont déjà placées sous mandat de dépôt par le doyen des juges du tribunal de Louga (nord-ouest) dans ce dossier.
