Saint-Louis, 27 Mars (SL-INFO) – Le Cercle des Cadres de la République des Valeurs (CECAR), face à la presse, critique vigoureusement la proposition de loi sur l’amnistie, amendée par le député Amadou Ba du Pastef. Ils dénoncent la réécriture du texte initial, qui aurait dû être interprétatif, mais qui, selon eux, déforme les intentions du texte original.

Les cadres de Thierno Alassane Sall (TAS) accusent le gouvernement de contourner la demande populaire d’abrogation totale de la loi d’amnistie et de présenter un texte ambigu, conçu pour désorienter l’opinion publique. Ils soulignent que le texte actuel, loin d’apporter des éclaircissements, introduit davantage de confusion et des inégalités de traitement, privilégiant certains militants politiques au détriment des autres citoyens.

Le CECAR remet en question l’argument selon lequel une abrogation rétroactive serait impossible, affirmant que la loi peut être abrogée rétroactivement si le législateur le décide. Ils insistent sur la nécessité de rendre justice aux victimes des violences politiques, et dénoncent l’oubli des familles endeuillées, des blessés et des commerçants affectés. Selon eux, la loi d’amnistie actuelle n’est pas une loi d’amnistie mais une loi d’impunité, permettant de travestir des violences en libertés démocratiques sans tenir compte des souffrances des victimes.

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