Dakar, 29 déc(SL-INFO) – « Face aux divergences apparentes entre le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et le Premier ministre, Ousmane Sonko, j’ai, pendant longtemps, volontairement choisi la voie de l’apaisement et de la retenue. Ce choix n’était ni naïveté ni calcul, mais un acte de responsabilité citoyenne, par respect pour les institutions et pour la stabilité de notre pays ». Ces propos sont du coordonnateur départemental du Mouvement des Domou Daara Patriotes (MODDAP) de Thiès, Serigne Gaye Ndiéguene.
Mais, indique le petit-fils de Mame Ahmadou Barro Ndiéguene, « il arrive un moment où le silence devient une complicité ». Il considère que « l’élévation de M. Babacar Ngom, patron du Groupe SEDIMA, au rang de Grand-Croix de l’Ordre national du Lion, constitue une faute politique grave et un affront moral pour des milliers de Sénégalais, notamment pour les paysans spoliés et les citoyens qui ont cru à une rupture sincère avec les pratiques d’hier ».
Selon le guide religieux, « cette distinction engage l’honneur de la République ». Or, a-t-il rappelé, « avant son accession au pouvoir, le Président Diomaye Faye qualifiait publiquement M. Babacar Ngom de cynique, de traître et d’usurpateur de terres. Ces propos n’étaient ni anecdotiques ni émotionnels, ils traduisaient une position politique claire, fondée sur des faits dénoncés publiquement ».
Dès lors, pense le Cheikh, une question s’impose avec force : « comment un homme, hier présenté comme symbole d’injustice et de prédation foncière, peut-il devenir, aujourd’hui, un citoyen exemplaire décoré au plus haut niveau de l’État ? »
À ses yeux, « ce revirement brutal n’est pas une simple erreur de communication. II révèle une rupture de cohérence, un abandon des principes qui ont mobilisé le peuple et justifié l’espoir placé dans ce pouvoir ». Et surtout de penser qu’à force de décisions contraires à la mémoire collective et aux aspirations populaires, le Président de la République est en train de creuser sa propre tombe politique, en s’éloignant dangereusement du socle qui l’a porté au pouvoir ».
Dans le même temps, Serigne Gaye Ndiéguene dire sans détour : Ousmane Sonko demeure, aujourd’hui encore, le choix incontestable et assumé d’une large majorité de Sénégalais. Non par culte de la personnalité, mais par fidélité à une ligne politique claire, constante, courageuse et alignée avec les intérêts du peuple. Tout en renouvelant, publiquement et sans équivoque, sa fidélité et son soutien total au Président Ousmane Sonko, à son combat, à sa vision et à l’idéal de justice sociale et de souveraineté qu’il incarne.
Une position qui, dit-il, n’est ni circonstancielle ni opportuniste, mais elle est fondée sur la cohérence, la constance et la vérité. « Il ne s’agit pas de menaces, encore moins d’animosité personnelle. Il s’agit d’un devoir de vérité. Le peuple observe, comprend et jugera. L’histoire politique du Sénégal est formelle : on ne trahit pas impunément la confiance populaire, et on ne gouverne pas durablement contre la volonté du peuple », a conclu le guide religieux.
