Saint-Louis, 24 Mai (SL-INFO) – À la suite de son départ du poste de Premier ministre, Ousmane Sonko pourrait prochainement réintégrer son siège de député à l’Assemblée nationale du Sénégal, conformément aux dispositions du règlement intérieur de l’institution. Cette évolution procédurale, encadrée par les textes régissant le fonctionnement de l’Hémicycle, ouvre une nouvelle phase dans l’analyse des équilibres politiques nationaux.
Fin de la suppléance selon les règles parlementaires
D’après l’article 124 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, l’exercice d’une fonction gouvernementale entraîne la suspension temporaire du mandat de député, lequel est alors assuré par un suppléant. Le texte précise qu’à la fin des fonctions ministérielles, cette suppléance prend fin « au plus tard un mois après » la cessation de celles-ci.
Le décret présidentiel ayant été signé le vendredi 22 mai 2026, le suppléant occupant le siège d’Ousmane Sonko ne pourra donc légalement continuer à siéger au-delà du 22 juin 2026.
Une réintégration encadrée par le Bureau de l’Assemblée
L’article 124 prévoit également que le député recouvre son siège par décision du Bureau de l’Assemblée nationale. Selon les spécialistes du droit parlementaire, cette procédure est automatique, sauf en cas de renonciation écrite, expresse et irrévocable de l’intéressé.
En l’absence d’une telle démarche, l’ancien Premier ministre est en droit de reprendre son mandat parlementaire. Bien qu’aucune obligation de reprise immédiate ne soit imposée, le Bureau de l’Assemblée devra procéder aux formalités administratives et budgétaires nécessaires pour acter ce retour au sein de la représentation nationale.
