Dakar, 06 juil (SL-INFO) – Le climat social risque de se tendre davantage dans le secteur de la santé. Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) accuse le gouvernement de l’avoir volontairement écarté des concertations en cours sur les questions touchant la Fonction publique et la santé.
Dans un communiqué publié à l’issue de son Bureau exécutif national, le syndicat dénonce une démarche qu’il juge « partiale », reprochant au ministre chargé de la Fonction publique d’avoir privilégié certaines organisations syndicales tout en excluant le SAMES, pourtant représentatif des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du public et du parapublic.
Le SAMES rappelle qu’il avait pourtant fait le choix de l’apaisement en suspendant son plan d’action en février 2025, dans le cadre du Pacte de stabilité sociale, afin de favoriser un dialogue constructif autour de ses revendications.
Mais, selon le syndicat, cette main tendue n’a reçu aucune réponse satisfaisante des autorités. Estimant que les ministres de la Santé et de la Fonction publique ont choisi « le mépris, l’exclusion et le dilatoire », le SAMES les tient pour responsables de la détérioration du climat social dans le système de santé.
Face à cette situation, le syndicat appelle ses militants à se mobiliser et annonce le dépôt imminent d’une nouvelle plateforme revendicative accompagnée d’un préavis de grève. Il précise que les modalités de cette nouvelle lutte seront arrêtées lors de la session de son Conseil exécutif national prévue du 17 au 19 juillet 2026.
Tout en réaffirmant son ouverture à un dialogue « sérieux, inclusif et respectueux », le SAMES avertit qu’il ne cautionnera plus ce qu’il qualifie de « mascarade de concertation » ni toute tentative de division syndicale. Si rien ne change, prévient-il, le gouvernement devra assumer seul les conséquences d’une éventuelle crise sociale dans le secteur de la santé.
