Dakar, 09 juil (SL-INFO) – Le fondateur du Parti pour le Grand Sénégal (PGS), Doudou Ka, a livré son premier discours aux compagnons fondateurs réunis dans un cercle restreint. Il y pose les bases d’une doctrine qu’il présente comme une « grammaire politique de vérité », destinée à rompre avec les slogans et les promesses irréalisables.
Selon Doudou Ka, le Sénégal souffre d’une « inversion de son vocabulaire politique ». La souveraineté, dit-il, est trop souvent proclamée sans moyens réels pour la financer ou la concrétiser. Il cite l’exemple de pays voisins qui revendiquent une souveraineté aérienne réduite à un seul vol commercial assuré par un partenaire étranger. Pour lui, ce théâtre d’ombres a fragmenté le pays en quatre réalités distinctes : un Sénégal urbain saturé, un Sénégal rural abandonné, une diaspora épuisée et une jeunesse désorientée.
La doctrine du PGS : Fondations, Maîtrises et Ambitions
Le projet du PGS repose sur trois registres. Les Fondations regroupent la terre, les frontières, la justice, la sécurité et les finances publiques. Elles constituent le socle de l’État et ne sont pas négociables. Les Maîtrises se déclinent en deux catégories : les maîtrises vitales (alimentation, eau, santé, énergie, climat, protection sociale, écologie) qui seront la priorité du premier mandat, et les maîtrises à conquérir (industrie, infrastructures, numérique, administration, démographie, investissement) qui s’inscrivent dans une décennie. Enfin, les Ambitions de puissance concernent la diplomatie, la culture, le sport, le tourisme religieux, le positionnement géographique, la diaspora et le rôle régional, à construire sur une génération.
Cette hiérarchie interdit, selon lui, de promettre une puissance sans avoir consolidé les maîtrises. Il préfère des objectifs mesurables, comme porter l’autosuffisance en riz de 40 % à 80 %.
Valeurs et sécurité nationale
Le fondateur du PGS insiste sur l’identité croyante du Sénégal, qui n’a pas à être justifiée devant des instances étrangères. Il appelle à une vigilance accrue face à l’instabilité régionale et à une protection constante de la sécurité nationale. La Casamance est présentée comme la « blessure la plus profonde » du pays, nécessitant réconciliation, désenclavement par le rail et politiques de développement jusqu’à Kédougou.
Doudou Ka fixe trois exigences aux membres fondateurs : la discipline de la parole, la rigueur de la méthode et la solidarité du serment. Leur devise : « Libres de penser. Solidaires d’agir. »
Vers un lancement officiel
Le PGS se veut un parti de bâtisseurs, non d’admirateurs. « Le chantier commence aujourd’hui », conclut Doudou Ka, appelant ses compagnons à préparer ensemble le lancement officiel sous le mot d’ordre : « Bâtir un plus Grand Sénégal » – « Doggu ngir Kawël Sénégal ».
