Dakar, 09 juil (SL-INFO) – Au Mali, un arrêté interministériel publié hier mardi 7 juillet interdit l’importation, la production, la distribution, la vente, la commercialisation, la détention, la publicité, l’apologie ainsi que l’usage de la chicha, du tabamel et de leurs arômes dérivés. Les contrevenants s’exposent à des peines de prison et à de lourdes amendes. 

La détention de ces produits est par exemple réprimée par une peine de 3 à 12 mois de prison et d’une amende pouvant atteindre 2 millions F CFA.

Les établissements servant de lieu de dépôt ou consommation de la chicha seront fermés pour une durée de 6 à 12 mois

Les producteurs et les importateurs de ces substances prohibées encourent quant à eux des peines allant d’un à trois ans de prison, assorties d’amendes pouvant atteindre 15 millions F CFA.

Les distributeurs et les commerçants écoperont également des peines allant d’un à trois ans de prison et d’une amende pouvant aller jusqu’à 3 millions F CFA.

L’apologie, l’usage personnel et la publicité de la chicha sont aussi durement sanctionnés. Les établissements servant de lieu de dépôt ou consommation de la chicha seront fermés pour une durée de 6 à 12 mois.

Préserver la jeunesse des risques d’addiction

Si l’infraction est réitérée, cette fermeture temporaire se transformera en fermeture définitive. 

À travers cet arrêté interministériel, les autorités maliennes entendent préserver la jeunesse des risques d’addiction, protéger la santé publique et éradiquer les pratiques nuisibles à la société.

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