Dakar, 19 Mai (SL-INFO) – Le nommé Ndiaga Seck, militant du parti au pouvoir (Pastef) et présenté comme un proche du Premier ministre Ousmane Sonko, a été arrêté le 15 mai 2026, pour des faits présumés «d’actes contre nature, de dépravation des mœurs et de cybercriminalité». Par la suite, il a été inculpé et placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du tribunal de grande instance de Louga (nord-ouest). Si au cours de son audition, il aurait affirmé que le Premier ministre «ne savait rien de (sa) vie privée», plusieurs raisons l’auraient poussé à faire des aveux aux enquêteurs.
Selon le quotidien Libération, dans son édition de ce mardi, le contenu des échanges sur le compte Facebook de Ndiaga Seck a aussi fait basculer l’enquête. «Chaque fois que je suis allé à la Mecque c’est pour prier Dieu qu’il me sorte de ça», aurait-il dit aux enquêteurs, dans des propos rapportés par le journal.
Peu avant l’interpellation de Ndiaga Seck (comptable de 51 ans) à Linguère, les enquêteurs avaient extrait Ahmadou Lamine Dia de sa cellule. Dans sa déposition, ce dernier aurait déclaré avoir connu Ndiaga Seck entre 2013-2014 à travers Facebook, via le nommé Jeannot Rodriguez, avec qui il aurait eu ses premiers rapports sexuels. Ahmadou Lamine Dia raconte aussi avoir noué une relation amoureuse avec Ndiaga Seck qui a abouti à des relations charnelles à la Somone (Petite -Côte).
Toujours selon Libération, il a aussi déclaré qu’au moment de leur rapport intime, il ne savait pas si le comptable était séropositif et ne se rappelle plus s’ils étaient protégés ou non. Ahmadou Lamine Dia a réitéré le fait que c’est durant ces moments que Ndiaga Seck lui a remis son numéro de téléphone portable qui a permis aux enquêteurs de remonter jusqu’à lui.
Dans sa déposition, Ndiaga Seck aurait reconnu les faits et invoqué être «prisonnier d’un vice».
