Dakar, 20 Mai (SL-INFO) – La tension monte dans le secteur de la santé à la veille d’un nouveau mouvement d’humeur annoncé par la coalition syndicale And Gueussum. Dans une déclaration rendue publique ce mercredi, son coordonnateur, Mballo Dia Thiam, a confirmé la poursuite du dixième plan d’action du mouvement à travers une grève générale de 48 heures prévue les jeudi 21 et vendredi 22 mai 2026.
Selon le directoire national de la coalition, ce mot d’ordre sera observé sur l’ensemble du territoire avec une prise en charge des urgences, mais sans service minimum. Une stratégie qui traduit, selon les responsables syndicaux, leur volonté d’accentuer la pression sur les autorités afin d’obtenir une satisfaction de leurs revendications.
Dans sa communication, la coalition syndicale annonce également un durcissement du mouvement avec le boycott de plusieurs programmes sanitaires jugés stratégiques. Sont notamment concernés les programmes de lutte contre la tuberculose et contre le paludisme, deux initiatives majeures du système de santé sénégalais.
Les syndicalistes précisent aussi qu’ils ne participeront plus aux réunions de coordination, aux sessions de formation ni aux campagnes liées à la distribution des moustiquaires imprégnées. Les formations destinées aux autres acteurs du secteur seront également boycottées durant cette phase du plan d’action.
Au-delà des revendications syndicales, And Gueussum interpelle particulièrement les agents contractuels des collectivités territoriales. Le coordonnateur du mouvement estime que ces travailleurs doivent davantage s’engager dans la lutte et éviter de laisser le combat syndical reposer uniquement sur certains de leurs collègues.
« La lutte ne doit pas se faire par procuration », a insisté Mballo Dia Thiam, appelant les contractuels à « mouiller le maillot » pour défendre leurs intérêts.
Le responsable syndical rappelle que plusieurs agents ayant porté les précédents mouvements sociaux ont déjà bénéficié de certaines avancées depuis le 31 mai 2022, même s’ils continuent de faire face à un passif social. Pour lui, les contractuels territoriaux ne doivent pas se laisser distraire par « des vendeurs d’illusions », mais plutôt considérer cette bataille comme leur propre combat.
Cette nouvelle grève intervient dans un contexte social déjà tendu dans le secteur de la santé, marqué depuis plusieurs mois par des revendications liées aux conditions de travail, à la régularisation administrative et à l’amélioration des acquis sociaux des agents.
