Dakar, 28 avril (SL-INFO) – Les débats autour de la proposition de loi n°11/2026 modifiant le Code électoral ont pris une tournure éminemment politique ce mardi à l’Assemblée nationale. La députée Anta Babacar Ngom a profité de son temps de parole pour interpeller directement le président de la République, réclamant ni plus ni moins que la dissolution de l’hémicycle.
Dans son intervention, la parlementaire a estimé que la configuration politique actuelle justifie une refonte totale de la représentation nationale. S’adressant au président Bassirou Diomaye Faye, elle l’a invité à prendre cette décision institutionnelle majeure, arguant que la 15e législature ne serait plus en phase avec les attentes des Sénégalais, ni avec les exigences du moment. Pour elle, le contexte de fortes tensions entourant les réformes électorales rend cette rupture nécessaire.
Anta Babacar Ngom considère que les travaux parlementaires en cours illustrent un décalage profond entre les députés et les préoccupations réelles des citoyens. Selon elle, les divergences radicales sur la refonte du Code électoral fragilisent la légitimité même du débat législatif. Dans cette logique, elle plaide pour un renouvellement des membres de l’Assemblée afin de restaurer la confiance et de recréer les conditions d’un dialogue politique plus apaisé.
Cette sortie intervient dans une atmosphère électrique, où les discussions suscitent des positions antagonistes entre majorité et opposition. Entre accusations de passage en force, contestations procédurales et appels à la refonte institutionnelle, le débat dépasse désormais le cadre technique pour s’inscrire dans une confrontation politique globale sur l’avenir de la gouvernance du pays.
