Dakar, 06juil (SL-NFO) –La polémique autour de Folarin Balogun continue d’alimenter les débats à la Coupe du monde 2026. Expulsé lors de la victoire des États-Unis contre la Bosnie-Herzégovine (2-0) en seizièmes de finale, l’attaquant américain a finalement été autorisé à disputer le huitième de finale face à la Belgique, programmé dans la nuit de lundi à mardi.
Cette décision inattendue suscite de nombreuses interrogations. Plusieurs médias affirment que le président américain, Donald Trump, serait intervenu directement auprès du président de la FIFA, Gianni Infantino, afin d’obtenir l’annulation de la suspension du joueur.
Une version des faits qui a provoqué la colère de Sepp Blatter. L’ancien président de la FIFA a dénoncé une possible ingérence politique dans les décisions sportives, estimant que les règles du football ne devaient jamais être influencées par des pressions extérieures.
« Les cartons rouges ne sont pas annulés par des appels téléphoniques politiques. Ils le sont uniquement sur la base des règlements, des preuves et de décisions prises par des organes indépendants. Si le président des États-Unis intervient auprès du président de la FIFA et qu’un joueur est ensuite blanchi avant un match à élimination directe de la Coupe du monde, une question se pose inévitablement : où va la FIFA ? Le football ne doit jamais devenir un instrument au service du pouvoir politique », a écrit l’ancien dirigeant de 90 ans sur son compte X.
Cette sortie de Sepp Blatter intervient alors que la FIFA n’a pas officiellement détaillé les raisons ayant conduit à l’annulation du carton rouge de Balogun. Une affaire qui continue de faire grand bruit et qui relance le débat sur l’indépendance des instances dirigeantes du football mondial.
