Saint-Louis, 07 juil (SL-INFO) –La sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla ne manque pas de toupet. Après avoir injurié de manière très violente Kylian Mbappé, le qualifiant de « Camerounais colonisé, faisant semblant d’être Français, rancunier, nouveau riche, arrogant et laid », et traité le capitaine de l’équipe de France d’« idiot qui n’a même pas appris à écrire ; au lieu du lait maternel, il tétait des noix de coco et la chose la plus instruite qu’il ait jamais entendue, ce sont des chimpanzés », la membre du Parti libéral radical authentique a remis une pièce dans la machine sans revenir complètement sur ses propos.

L’argument du « sang en ébullition » et de la victimisation

Amarilla a joué la carte de la victimisation pour justifier ses déclarations racistes. « Mes publications ont été faites le sang en ébullition. Ce sang métis, ce beau mélange de sang indigène et de sang espagnol qui coule dans mes veines », a-t-elle écrit dans sa lettre ouverte.

« Cependant, un peu plus tard, j’ai regretté de t’avoir maltraité avec les mêmes insultes que celles que je reçois moi-même », écrit la sénatrice de 61 ans. « Moi, on me méprise parce que je suis une femme brune, latino-américaine. J’ai regretté et j’ai supprimé le message. Je comprends que cela t’ait blessé, parce que c’est humiliant », a-t-elle poursuivi.

Plus sidérant encore, plutôt que de faire profil bas après ses propos inacceptables, Amarilla a renchéri : « Maintenant, j’exige que tu te rétractes aussi et que tu me présentes des excuses. Moi non plus, je ne tolérerai pas ta violence, tu ne me connais pas, tu n’as aucune idée de qui je suis et tu n’as aucun droit de dire que je suis une femme méprisable, indigne de la fonction que j’exerce. Violence de genre pure et dure ! Rétracte-toi avec moi, honore ta citoyenneté française et présente des excuses, sinon je pourrai entamer des actions légales pour violence de genre. »

Dans sa lettre, la sénatrice paraguayenne a aussi insisté sur le caractère personnel de ses injures envers Kylian Mbappé, précisant qu’elle n’a « rien contre la France ». Elle explique d’ailleurs y avoir vécu, étudié, « chanté la Marseillaise », mais aussi passé Noël dans la station très prisée de Courchevel et rejoint la ville huppée de Saint-Tropez pour célébrer la nouvelle année en 2026. Elle risque d’y être accueillie fraîchement si elle décide d’y revenir un an plus tard.

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